Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
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Publié le
02 Mai. 2018

Exporter pour mieux s’intégrer

AXE 1 : L’EXPORT

L’ambition fait son chemin… Si les yeux s’ouvraient encore très ronds voilà moins de dix ans lorsque l’on osait parler d’exporter des produits calédoniens, peu à peu, l’utopie devient plus réaliste. La démarche n’est certes pas encore significative en termes économiques à l’échelle du territoire ; en revanche au niveau de l’entreprise, l’export fait désormais partie d’une stratégie globale. 

Le pari est encore loin d’être gagné, c’est vrai. Pour autant, si l’on ne vise pas la lune, aucune chance de quitter la terre ferme et de s’envoler vers d’autres horizons. Quelques-uns — producteurs de squash, de crevettes ou de chocolat — ont fait le pari depuis de longues années ; d’autres ont rejoint plus récemment le mouvement, portés par un élan industriel devenu bien plus large. À la naissance du cluster Avenir Export/NCT&I en 2015, son président, Pierrick Maury soulignait « l’alignement des planètes : les entreprises ont envie, le contexte économique appelle à trouver de nouvelles solutions et le territoire se rend compte de la nécessité et de la faisabilité de l’export des produits calédoniens ». Depuis, la Nouvelle-Calédonie s’est en effet dotée d’une politique stratégique à l’export soutenue par les collectivités, notamment en capitalisant sur les missions politiques et diplomatiques pour en faire autant d’opportunités économiques. « Après un an et demi de politique calédonienne à l’export, nous pouvons être optimistes, souligne Alban Goullet-Allard, directeur de NCT&I. Nous avons tissé un véritable réseau en Océanie, nous avons accès à des appels d’offres qui étaient auparavant impensables, le cadre réglementaire est en évolution… » Autant de signes très positifs ! 

De salons en déplacements

Pour obtenir des marchés à l’export, pas de mystère : pugnacité, persévérance et présence sur le terrain sont indispensables. Au fil des trois années d’existence du cluster, il a guidé, accompagné ou représenté des entreprises calédoniennes lors de salons et foires commerciales et lors de déplacements politiques officiels en Australie, au Japon, en Papouasie–Nouvelle-Guinée, mais aussi à Fidji, au Vanuatu, en Nouvelle-Zélande… Plus la Nouvelle-Calédonie se déplace, plus elle a de chances d’ouvrir des portes. « Nous sommes allés au Salon international de l’agriculture cette année et nous sommes revenus de Paris avec dix importateurs potentiels, ajoute Alban Goullet-Allard. Bien sûr, beaucoup de questions sont à régler pour aller au bout de ces projets, mais c’est très positif ! » Logistique, prix, mutualisation des moyens, entretien de la relation… les étapes à franchir sont encore nombreuses pour concrétiser les pistes, mais désormais, plus rien ne semble impossible ! 

Un réseau en action

Courant mars, un déplacement en Polynésie française à l’occasion des Pacific Business Days a permis de donner du corps à des connexions qui n’existaient jusqu’alors qu’à distance. Déjà en lien avec la CCISM (Chambre de commerce et d’industrie, des services et des métiers) de Polynésie française ainsi qu’avec la Représentation patronale du Pacifique Sud de l’archipel (RPPS) le déplacement de NCT&I et d’une dizaine d’entreprises calédoniennes a permis de mettre en relation directe des acteurs économiques en demande de partenariats et de projets porteurs. Les planètes semblent plus alignées encore qu’il y a trois ans : les acteurs sont prêts à s’aventurer hors des côtes calédoniennes et les outils et leviers sont en place ou en cours de création. « Les mentalités ont considérablement évolué en trois ans ! Aujourd’hui, les entreprises sont prêtes à se lancer et les prestataires sont à l’écoute. Grâce à notre réseau, nous sommes capables de mobiliser des partenaires régionaux très rapidement et d’organiser des rendez-vous et des rencontres. » Et finalement de signer des contrats !

Les partenaires de NCT&I

Après trois ans de travail, les ramifications du réseau Avex/NCT&I s’étendent aux quatre coins de la région Pacifique et jusqu’en Europe. L’Australie, aussi difficile à pénétrer que soit le marché, est le pays voisin dans lequel les connexions sont les plus nombreuses. Team France Australie, l’ambassade de France et ses services économiques ainsi que les conseillers du commerce extérieur français, Business France Australie, la Chambre de commerce franco-australienne (FACCI), l’Australian Pacific Island Business Council, Austrade ou encore Pacific Island Trade & Invest Australia… Autant de relais qui peuvent aider chaque démarche, chaque ambition, chaque projet. La Nouvelle-Zélande est le second partenaire important dans la région auquel s’ajoutent tous les membres de l’arc mélanésien, Papouasie–Nouvelle-Guinée, Îles Cook et Salomon, ou encore Fidji et le Vanuatu. La Polynésie française, Wallis-et-Futuna, le Japon et Taïwan complètent la carte du réseau calédonien à l’export. En Europe, la Métropole, la Belgique et l’Italie sont les partenaires principaux pour travailler et faire avancer l’export des produits calédoniens.

Auteur

Anne-Claire LÉVÊQUE

Anne-Claire LÉVÊQUE

Journaliste polyvalente, Anne-Claire L'évêque travaille en radio et en presse écrite. Elle est établie en Nouvelle-Calédonie depuis 2007.

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