décembre 2010
Made In N°20

Made In N°20

La conjoncture économique internationale reste incertaine, et ce, malgré des signes de reprise. Pour le territoire  calédonien, le bulletin du 2e trimestre de l’IEOM souligne qu’« Après quatre trimestres consécutifs de hausse, l’indicateur de climat des affaires (ICA) s’est légèrement replié au 2e trimestre 2010 [...]. Cette dégradation s’explique principalement par les prévisions pessimistes des chefs d’entreprises concernant leur activité et l’évolution de leurs effectifs. Pourtant la plupart des principaux indicateurs macro-économiques se sont améliorés au 2e trimestre 2010 ». Est-ce une raison pour « crier au loup » comme le font si bien certains, ou l’économie calédonienne est-elle réellement sur une mauvaise pente ? À la fin 2010, les dossiers socio-économiques s’empilent. L’un d’eux mérite toute notre attention, celui des négociations annuelles de branches. Certains points de ces négociations sont en partie gravés dans le marbre sur décision du gouvernement* d’autres ont fait l’objet d’un accord-cadre en février 2010. Les négociations salariales devront s’adapter à la situation de chacune des branches, le tourisme défaillant ne pouvant être traité comme les secteurs qui ont bénéficié de la reprise de la consommation des ménages car comme le souligne l’IEOM dans son Bulletin trimestriel du 30 juin 2010, la «consommation de biens de consommation courante a atteint un pic historique au second trimestre 2010 ».

Avant tout, les conditions dans lesquelles ces négociations annuelles seront menées, constitueront un bon indicateur de la capacité de chacun des acteurs - salariés, politiques et chefs d’entreprises - à construire une économie calédonienne qui mérite encore beaucoup d’aménagements, que ce soit au niveau de la répartition des richesses, de la capacité à s’ouvrir au reste du monde, de la réelle volonté de travailler et de se former ou encore de préserver les ressources naturelles locales… Mais au fait, ces différents points ne seraient-ils pas autant de leviers de cette fameuse productivité ? Eh oui ! Car le lien entre augmentations salariales et productivité n’est pas qu’une vision de l’esprit. Les augmentations de salaires, si elles ne sont pas accompagnées d’une amélioration de la compétitivité par gains de productivité, engendreront une hausse des prix et donc de l’inflation. Les mécanismes économiques sont tout sauf une science exacte. Pourtant, il y a dans ce domaine des constantes que les partenaires sociaux et les politiques doivent garder à l’esprit.

Gageons qu’à l’occasion de ces négociations salariales de branches, les acteurs politiques et économiques calédoniens ne tomberont pas dans le pessimisme qui règne en Europe. Qu’ils sachent décider pour accompagner les bonnes perspectives économiques régionales, notamment celles annoncées en Australie et en Nouvelle-Zélande : aide-toi et le ciel t’aidera !

  • Les coprésidents
    Martine Lagneau–Dassenoy,
    Jacques Beyneix
    Jean-Philippe Locker

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