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Publié le
26 Nov. 2011

La Garonne Aluminium : 38 ans de solidité

Aujourd’hui, c’est William Garonne qui a repris les rênes de l’industrie familiale.
Aujourd’hui, c’est William Garonne qui a repris les rênes de l’industrie familiale.

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L’histoire de l’aluminium en Calédonie est liée de près à la famille Garonne. Pionniers de la menuiserie locale, Serge et son frère Jean ont commencé à construire pour le territoire en 1953, avant de fonder La Garonne Aluminium en 1973. Le début d’une belle aventure, et surtout d’une formidable longévité entretenue aujourd’hui par leurs descendants.

Interrogé en avril 1986, dans Les Cahiers du devenir, Serge Garonne se remémorait le chemin parcouru depuis les années 60, à l’époque ou l’aluminium était encore peu connu en Calédonie « C’est nous qui avons introduit la fabrication locale alu », précisait-il alors. Pour la première fois en effet, une entreprise travaillait le matériau localement, de la coupe aux assemblages jusqu'à la pose. À force de travail, de lucidité, et malgré la concurrence montante, deux décennies plus tard la société conservait toujours son assise avec « quarante pour cent du marché ». Aujourd’hui, son fils William, qui a repris les rênes de l’industrie familiale, se souvient à son tour de l’évolution de l’entreprise. « À l’époque, mon père et mon oncle n’employaient qu’une poignée d’ouvriers ; aujourd’hui, la société compte 44 employés ». Les chiffres, en effet, restent révélateurs : ces dix dernières années, le chiffre d’affaires a été « multiplié par dix ». L’entreprise historique est toujours la première menuiserie d’aluminium du territoire.

Fluctuations et mondialisation

Entré dans la société dans les années 80, William Garonne fut d’abord en charge du service import, puis des inventaires, avant de remplacer son père à la fin des années 90. Comme lui, il peut se targuer de belles réalisations : l’hôtel Méridien, l’Hôtel de la province Sud et, plus récemment, l’immeuble Le Centre ou encore le Plexus à Ducos. Mais, de la même manière, les choses n’ont pas toujours été faciles. Comme toute entreprise du bâtiment, La Garonne Aluminium a subi au fil du temps les fluctuations du marché. « Il y a toujours eu des cycles, explique le chef d’entreprise, nous avons eu le boom du nickel, les Événements, des baisses de croissance... Et si l’on a beaucoup construit ces dernières années, notamment avec les Jeux du Pacifique, je pense que cela va se tasser pour quelque temps ». Ceci étant, ce n’est pas ce qui inquiète le plus William Garonne, et ce n’est pas non plus la concurrence locale et sa vingtaine d’entreprises spécialisées, contre cinq seulement dans les années 80. Le danger, selon lui, vient plus de l’importation des produits finis en provenance de Chine, bien moins chers. Si les Garonne avaient pu s’imposer au départ avec de sérieux avantages de coûts sur les matériaux venus d’Australie, ils risquent fort aujourd’hui de pâtir de la mondialisation. Heureusement, « la qualité et les normes françaises restent incomparables ».

Fidélité

Les temps ont certes changé, mais les ambitions restent entières. « On peut toujours faire mieux », lance William Garonne qui évoque un travail « toujours plus intéressant ». L’industrie s’est d’ailleurs largement modernisée ces derniers temps. « Les gammes de menuiserie deviennent de plus en plus pointues, avec des façades vitrées par exemple ; les machines actuelles sont toutes dotées de commandes numériques ». Autre changement, la diversification géographique. Depuis 2006, La Garonne Aluminium compte une nouvelle unité dans le Nord, avec 5 permanents. « C’est important que nous participions à ce développement », estime le chef d’entreprise qui souhaite continuer à développer la société tout en restant fidèle aux valeurs de son père, disparu il y a deux ans. « Nous sommes et nous resterons une entreprise à caractère familial » insiste-t-il. La famille, « actionnaire à 80 % » tient également à son rôle social. « Nous ne sommes pas là pour faire un “coup” ; le phénomène humain et l’emploi stable sont primordiaux ».

Célia Delors

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