Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
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Publié le
11 Aoû. 2012

L'OCEF d'hier et d'aujourd'hui Garantir et servir

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L'Office de commercialisation et d’entreposage frigorifique (OCEF) est en charge de la régulation des marchés agricoles. Sa vocation est d'approvisionner les consommateurs de façon constante en participant au développement de la production locale et en ouvrant - si besoin est - les vannes de l'importation. Si depuis sa création la mission de L'OCEF n'a pas changé, l'entreprise s'est, elle, professionnalisée pour garantir un label de qualité, notamment dans la filière viande.

C'est en 1963 que l'OCEF voit le jour à Ducos, à l'emplacement d'un entrepôt frigorifique destiné à conserver et centraliser la viande. L'objectif était d’améliorer la commercialisation des denrées périssables. Le stockage au froid des viandes, des fruits et des légumes devant permettre d’étaler leur période de commercialisation et ainsi augmenter la production locale marchande. Cinq ans plus tard, les bouchers confient à l’OCEF la mission de l’abattage des animaux destinés au marché du Grand Nouméa. En 1976, ses compétences s'élargissent avec la création de la section pommes de terre et de la filière porcine. « Depuis quarante-neuf ans, la vocation de l'OCEF est restée la même. Elle est de réguler les marchés agricoles, et de permettre à la production calédonienne d'accéder au marché de manière prioritaire. Le principe est de garantir aux consommateurs un approvisionnement en produits agricoles, et en particulier en viande, en quantité et qualité suffisantes », souligne Frédéric Espinosa, directeur adjoint de l'OCEF. Une politique qui favorise en premier lieu la production locale. Quand celle-ci ne peut à elle seule répondre à la demande, l'OCEF ouvre alors le robinet de l'importation. « Ce système de régulation permanent et de protection est une réussite, explique Frédéric Espinosa. Cette politique a entraîné un développement des élevages bovin et porcin et a offert un approvisionnement régulier du marché calédonien. Il est à noter qu'il n'y a pas de pénurie de viande dans les rayons, ce qui n'est pas toujours le cas pour d'autres produits, et à des prix inférieurs à ceux de métropole. » Aujourd'hui, la production locale en viande couvre le marché à 60 %, « mais on pourrait revenir facilement à 85 %, comme à une époque. »  Autre prérogative de l'OCEF, celle de donner un accès au marché à tous les éleveurs à des conditions équitables, sans tenir compte de leur situation géographique. La position de monopole de l'OCEF a été souvent contestée depuis de nombreuses années par les Établissements Bargibant, dans l'espoir d'obtenir des licences d’importation de viande de diverses natures. Aujourd'hui, l'OCEF peut s'appuyer sur la décision du Conseil Constitutionnel du 23 juin, qui confirme son monopole pour l'importation de toutes les viandes, s'appuyant sur les particularités de la Nouvelle-Calédonie et de ses besoins d’approvisionnement du marché local. Ainsi, l’atteinte portée à la liberté d’entreprendre par le monopole confié à l’OCEF, en complément de sa mission de service public, par la délibération du 26 mai 2003, ne revêt pas un caractère disproportionné.

Modernisation

En priorisant la production locale, la filière viande s'est professionnalisée au fil des années, de la même façon que l'OCEF s'est modernisé et développé. Dès 1985, il ouvre ses deux abattoirs industriels aux normes européennes à Païta pour les porcs, et à Bourail pour les bovins et les cerfs. Les entrepôts frigorifiques et le siège sont quant à eux toujours à Ducos, lieu de commercialisation de la viande. « Nous faisons par ailleurs des livraisons de viande sur tout le territoire, grâce à notre parc d'une dizaine de camions frigorifiques, poursuit le directeur adjoint. Notre projet cette année est d'ouvrir une plateforme de distribution de viandes de l'OCEF sur la zone VKP. » En ce qui concerne la réglementation, l'OCEF est affilié à une Fédération nationale d'exploitants d'abattoirs, et il se place, sur le plan sanitaire, au niveau des plus grands standards européens. « Notre laboratoire de qualité effectue de nombreuses analyses bactériologiques, afin de proposer une qualité de viande locale irréprochable », conclut Frédéric Espinosa. 

Avenir de la filière de viande locale

Pour Frédéric Espinosa : « La filière se développera et pèsera de plus en plus dans les prochaines années, d'autant que les politiques souhaitent cette option. Elle sera de toute façon nécessaire dans un contexte mondial où la consommation de viande va doubler d'ici 2050, alors que la production va stagner. En conséquence, les prix augmenteront. Pour assurer sur le territoire un approvisionnement stable, tant en prix qu'en quantité, la solution est de développer la production locale et maintenir un encadrement du système pour garantir une adéquation entre la production locale et la demande du marché. » 

L’OCEF en chiffres

L’entreprise possède 7 sites de production, stockage ou commercialisation, répartis sur cinq communes du territoire. Elle emploie plus de 110 salariés et double ses effectifs en recrutant des employés temporaires en période de récolte des squashs et des pommes de terre. 

Deux filières à l'exportation

  • Depuis 1986, l'OCEF exporte vers Europe 50 % de la production de viande de cerf d'élevage. Chaque année, la production est de 10 000 têtes. 
  • Depuis 1992, l'entreprise - qui a un centre de tri à La Foa - conditionne et exporte 3 000 tonnes de squashs vers l'Asie et l'Océanie. 

Frédérique de Jode

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