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Publié le
01 Mai. 2014

Pacte social pour une industrie compétitive

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Partant du constat que l’industrie est au cœur de l’innovation, de l’exportation et de la création d’emplois, la Fédération des industries propose un pacte social pour une industrie compétitive en Nouvelle-Calédonie reposant sur quatre piliers : le soutien à l’industrie, le marché du travail et de la formation, la protection sociale, et la fiscalité. Aux politiques de s’en saisir dès à présent…

«L’industrie joue un rôle moteur, structurant, à la fois pour notre économie et pour notre société. Un socle industriel solide, c’est en effet un ressort essentiel de croissance pour l’ensemble des autres secteurs d’activité ; c’est également un facteur indispensable de consolidation des classes moyennes et donc de prospérité sociale ; c’est enfin un élément vital d’enracinement territorial de l’activité économique. » Ce n’est pas la Fédération des Industries qui le dit, mais l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM). L’industrie concourt aujourd’hui à la création de très nombreux emplois dans le tertiaire, chez ses clients et fournisseurs : un emploi dans l’industrie = deux emplois dans les services. Elle est aussi au cœur de l’innovation et de l’exportation. Sans industrie, pas d’innovation, pas d’exportation et encore moins d’emplois. Au regard de ces données, le pacte social pour une industrie compétitive que propose la FINC repose sur quatre piliers.

Le soutien à l’industrie

Dire que la production locale en Nouvelle-Calédonie est un vecteur majeur de la vie chère, c’est une aberration ou un mensonge. L’industrie de transformation locale représente en Nouvelle-Calédonie environ 2 800 entreprises, pour 11 000 salariés auxquels il faudrait ajouter les 22 000 emplois associés. Le nombre de filières protégées (tarifaire ou quantitatif) par rapport au nombre d’entreprises total est d’environ 3%. Il faut donc rester réaliste. L’outil « protection » et le régime fiscal privilégié d’exonération de TGI sont donc des outils essentiels au développement d’un tissu économique important. De ce fait, il faut asseoir et moderniser les textes et les institutions sur les régulations de marché et le soutien de la production locale : « Un produit fabriqué localement, dans le cadre d’une filière validée par la Nouvelle-Calédonie, doit être protégé, avec des contrats de performance. » Il est important également de mettre en place un Secrétariat à l’industrie et au commerce extérieur dans le prochain gouvernement pour animer les politiques de filière et un accompagnement à l’export.

Le marché du travail et de la formation

Il s’agit ici de mettre en œuvre un plan Marshall de la formation initiale et de la formation continue, en accentuant les formations sur les savoir-être. De plus, en matière d’emploi local, il est nécessaire de moderniser la loi du 27 juillet 2010. Le Dialogue social doit être relancé car il a démontré qu’il était un outil de développement économique profitable aux entreprises, aux salariés et donc, à la Calédonie.

Santé et protection sociale

Les entreprises doivent gagner en compétitivité et en productivité. La Calédonie bénéficie d’un système de protection sociale de qualité. Il doit être réformé pour assurer son financement sans porter atteinte à la compétitivité des entreprises. Trois pistes sont à ouvrir : un plan de lutte doit être établi contre les arrêts maladie et les « accidents du travail » de complaisance ; la mise en place d’un plan de réduction du coût du travail, notamment en mettant en œuvre la deuxième tranche de RBS prévue dans l’accord cadre de 2010 ; la fiscalisation de certaines dépenses aujourd’hui supportées par le coût du travail.

La fiscalité

La réforme fiscale est une attente forte et une nécessité budgétaire à ce jour. La FINC le rappelle : toute réforme engagée par la Nouvelle-Calédonie doit être financée. En amont, il faut une réforme administrative avec une réduction des dépenses publiques. La réforme fiscale devra permettre d’assurer les recettes nécessaires en favorisant les entreprises qui créent de la valeur ajoutée en Nouvelle-Calédonie. Compte-tenu de l’enjeu économique et sociale dans le cadre de la prochaine mandature 2014-2019, il appartiendra aux politiques d’associer systématiquement le monde économique aux réunions techniques du comité des signataires. Enfin, la défiscalisation doit rester ce qu’elle est : un outil en faveur des investissements industriels permettant de redonner un avantage de compétitivité aux industries calédoniennes, sous sa forme actuelle ou sous une forme rénovée.

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