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Publié le
18 Avr. 2018

Donner sens au Parc Naturel de la Mer de Corail

Christophe Chevillon, directeur de PEW en Nouvelle-Calédonie.
Christophe Chevillon, directeur de PEW en Nouvelle-Calédonie.
©A.-C. L./Rectiligne
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Développement durable
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Un Parc naturel de la Mer de corail utile et efficace… PEW en rêve depuis la création du parc marin en avril 2014. L’ONG et d’autres associations œuvrent désormais à mettre du contenu et du sens dans un projet à vocation environnementale et économique.

 1,3 millions de km²… Le Parc naturel de la Mer de Corail, aussi étendu que la zone économique exclusive de la Nouvelle-Calédonie, avait pour ambition initiale de protéger les ressources marines de l’archipel. Et qui prend du temps, beaucoup de temps ! Un plan de gestion a enfin été adopté en début d’année sans pour autant répondre concrètement aux enjeux et problématiques, estime PEW. « Le plan de gestion est en fait un document d’orientation, affirme Christophe Chevillon, directeur de l’antenne calédonienne de PEW. Le comité de gestion l’a finalement adopté en réponse aux engagements forts du Gouvernement Germain de lancer des actions concrètes et notamment de protéger l’ensemble des récifs pristines avant la fin de l’année ». Chesterfield et Bellona, Entrecasteaux, Pétri et Astrolabe… Le parc calédonien renferme 30% des rares récifs encore quasiment vierges (pristine signifie quasi-vierge) de la planète, dont seul Entrecasteaux est protégé. Sachant qu’1,5% des récifs mondiaux seulement sont encore préservés de tout impact humain, il y a urgence à étendre les mesures de préservation.

 Toujours plus loin

 Le comité de gestion auquel appartient PEW s’attèle donc aux dossiers urgents. « Le travail a commencé pour Chesterfield et Bellona mais aussi sur la règlementation de l’activité touristique ». Une urgence vitale pour ces milieux  lorsque l’on sait que les excursions Ponant envisage d’emmener les premiers touristes-explorateurs aux Chesterfield l’année prochaine. L’ambition n’est pas d’interdire, affirme l’ONG, mais d’encadrer et de proposer un zonage du parc. « Certaines zones peuvent être placées en réserves intégrales donc totalement interdites d’accès et d’autres en réserves naturelles où peuvent se développer des activités raisonnées ». Et à chaque fois, les défenseurs du parc et de ses ressources veulent ajouter de nouveaux jalons pour, à termes, aboutir à 30% du parc bénéficiant d’un statut officiel de protection, un pourcentage en cohérence avec les objectifs mondiaux de protection des océans. Autre dossier auquel l’ONG se veut très attentive, celui de la pêche : nos voisins, notamment vanuatais, délivrent d’innombrables licences depuis quelques petites années, une pression qui s’étendra nécessairement sur les ressources calédoniennes si rien n’est fait pour les protéger au plus vite.

Auteur

Charlotte ANTOINE-PERRON

Charlotte ANTOINE-PERRON

Rédactrice en chef

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