Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
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Publié le
26 Nov. 2011

Des terrains pour les industriels

95 lots sont développés sur la ZIPAD Païta, de vingt ares à quinze hectares.
95 lots sont développés sur la ZIPAD Païta, de vingt ares à quinze hectares.

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La ville de Nouméa est en mal de foncier. Pour le logement, et plus encore pour le développement d’activités économiques. Pour répondre à cet engorgement de la capitale, la périphérie se développe vers les trois communes proches, Dumbéa, Païta et Mont-Dore, avec l’ambition de proposer des logements, mais également de concevoir des solutions en faveur des professionnels. À Dumbéa et à Païta, des « Ducos nouvelle génération » sont en préparation.

Avec 300 hectares de superficie, la ZAC de Panda s’intègre à un immense projet de développement. Accolée à la ville nouvelle de Dumbéa-sur-Mer, conçue pour accueillir à terme près de 25 000 habitants, la zone d’activité concertée se décompose en quelque 400 lots de toutes tailles. Pour les entreprises, la localisation présente nombre d’avantages, au premier rang desquels la disponibilité de foncier et de surfaces suffisamment importantes pour accueillir des industries. L’accès direct à la voie express par un échangeur intégré dans le projet contribue à rendre la zone attractive : Nouméa sera à deux tours de roues quand le reste du territoire n’aura plus à s’embourber dans les interminables bouchons. Sans oublier l’objectif ultime de créer des ensembles de vie et de travail interactifs et autonomes, pour décentraliser à la fois le logement à Dumbéa-sur-Mer et l’activité à Panda. 

Preuve de la pertinence de la démarche, le succès immédiat rencontré par les parcelles viabilisées ou en cours de viabilisation. « Panda se découpe en quatre zones, explique Patrick Trantoul, responsable des ventes à la Secal, la Société d’Équipement de la Nouvelle-Calédonie a qui la province Sud a confié la viabilisation et la commercialisation de ces deux ZAC. La première, entièrement viabilisée, est aujourd’hui à 80 % vendue et des constructions ont même débuté ». Quant aux 20 % restants, les parcelles les moins séduisantes sur la centaine prête à être occupée, ils finiront par trouver acquéreurs, estime la Secal, même s’il faut un peu plus de temps. 

Panda 2, en cours de viabilisation pour cent cinquante lots, sera pour sa part livrée mi-2012 à des propriétaires déjà identifiés pour la moitié des lots. Les zones 3 et 4 demeurent, pour l’heure, à l’état de projet. Les premiers travaux seront engagés pour cent cinquante lots envisagés, lorsque la Secal aura commencé à amortir les premiers – et gigantesques – investissements. 

Un mot d’ordre : rationaliser

« Lorsque l’on a imaginé la ZAC de Panda, on l’a voulue organisée de manière à éviter l’anarchie. Elle est ainsi structurée en pôles d’activités ». Concrètement, il s’agit d’éviter le désordre qui règne à Ducos, afin de circuler dans un ensemble cohérent et facile à appréhender, pour les professionnels comme pour les usagers. La route principale, colonne vertébrale de Dumbéa-sur-Mer et de Panda, serpente parallèlement à la voie express et donne accès à Panda 1. En bordure de cette route s’étendra une zone commerciale, avantageusement servie par la bonne visibilité depuis la quatre voies et sa simplicité d’accès. À l’arrière, une zone d’activité concentrera stockage et fabrication, en somme des docks ou des ateliers qui ne demandent ni visibilité ni accueil de clientèle. La zone industrielle, en revanche, disposera non seulement d’une meilleure visibilité, mais aussi de terrains parmi les plus étendus. « Les plus petites parcelles affichent sept ares, précise Patrick Trantoul. Elles sont idéales pour du petit artisanat par exemple. En revanche, lorsque l’on atteint un hectare, une industrie peut y implanter une chaîne de fabrication ! » Dans le prolongement, Panda 2 se définira exclusivement comme une zone d’activité. Une dénomination large et qui pourra convenir tant à de l’artisanat qu’à un atelier de mécanique.

L’attrait des grandes surfaces

Les vastes parcelles, parmi les plus convoitées au même titre que les lots commerciaux, ont fait office de petits pains à Panda : alléchants au point de s’épuiser en un rien de temps ! « Face à cette forte demande dans la zone industrielle, on a voulu être réactif, ajoute le responsable des ventes. C’est pourquoi une autre zone appelée Pont Noir est développée en même temps que Panda 2 ». Les industries qui n’ont pas trouvé de surface et de prix équivalents à Ducos ne s’y sont pas trompées, et déjà sept des dix vastes parcelles de Pont Noir sont réservées.

Le constat est identique du côté de Païta où la SCI Montravel effectue actuellement les terrassements de la ZIPAD, reliée à l’entrée de la commune par un pont enjambant la voie express. « On y développe 95 lots, explique Géraldine Caillard, gérante de la SCI, qui vont de vingt ares à quinze hectares ». Et là encore, les industriels ne se sont pas fait prier pour réserver les lots les plus importants, commercialisés depuis le début d’année et dont la livraison est prévue en fin d’année 2012. « C’est un ensemble qui correspond aux besoins : sur Nouméa, si l’on trouve du foncier, il a de grandes chances d’être plus petit et plus cher ». Une réalité, ajoute la jeune femme, qui n’a pas grand sens pour une activité industrielle dont l’actif devient alors presque disproportionné par rapport à l’exploitation. Les prix pratiqués, la proximité avec la Savexpress et le maillage prévu avec la ZIZA et la ZICO par une nouvelle voie, en plus de la voie rapide, pèsent dans le choix de terrains à Païta. En effet, les voies de circulation représentent un avantage important pour les industriels qui font le choix de s’installer dans la ZIPAD. Terminée l’anarchie des petites rues partant dans toutes les directions : la SCI a dessiné la zone pour en faire un ensemble facile à pratiquer. Une rue principale dessert les lots distribués de part et d’autre, une piste cyclable venant de la zone résidentielle se poursuit pour éventuellement permettre les trajets courts et rapides sans s’insérer dans la circulation des véhicules légers ou lourds. Une stratégie qui séduit immanquablement les industriels en mal de terrains. 

Anne-Claire Lévêque

Le Froid à Païta 

La Société Le Froid a prévu de déménager sur une parcelle de 15 hectares située à la ZIPAD. Une cure de jouvence pour l’industrie installée depuis 1971 à Montravel, et plus qu’à l’étroit dans ses quartiers complétés de locations dispersées. Entre le surcoût engendré par le stockage et la frustration liée à l’impossibilité de se développer, Le Froid a choisi la migration à compter de fin 2013, le temps que le dock logistique voie le jour. Tout sera alors livré et stocké à Païta, même si l’activité de production se poursuivra encore quelques années à l’entrée de Nouméa. L’industrie se déplacera ensuite morceau par morceau, d’unité de production en unité de production, en terminant par la brasserie : la direction estime qu’une dizaine d’années sera nécessaire au déplacement complet de la société. « Le terrain devrait être livré fin 2012. Nous déposerons sans doute un permis de construire dans le courant de l’année, puisque la loi autorise à le déposer six mois avant la livraison. Ainsi la construction du dock logistique pourra débuter ». En train d’élaborer un master plan pour situer les futures zones de production, la direction de la SLF se penche avec un soin particulier sur l’organisation du terrain. Car, si la ZIPAD est idéalement placée en bordure de voie express, à mi-chemin entre le port et l’aéroport et sur une concession dont l’emprise publique prévoit à terme quatre voies, l’industriel ne veut pas diminuer le potentiel en se trompant sur l’opérationnel. « Voilà une zone industrielle pour les industriels » : autant l’optimiser jusqu’au bout ! 

Des ensembles autonomes

À Dumbéa comme à Païta, l’idée est bel et bien de faire sortir de terre des zones d’activités économiques, mais aussi de limiter les déplacements entre la capitale et les villes attenantes. À Païta, à mi-chemin entre les points stratégiques que sont l’aéroport et le port, la SCI Montréal développe en parallèle un lotissement entier, relié directement aux centres économiques de la ville. Baptisé Arboréa, il proposera 180 lots aux particuliers. La SECAL, de son côté, développe à Dumbéa-sur-Mer 6 000 logements mixant logements aidés et ventes aux particuliers. 

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L'équipe de rédaction Made In est composée d'intervenants ponctuels mais aussi de journalistes présents depuis plusieurs années. Ces derniers ont d'ailleurs leur propres signatures sur les articles qu'ils rédigent.

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