Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
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Publié le
26 Nov. 2011

Cafat : un partenaire oublié

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Dans la rubrique
Économie - Social
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Des aides financières peuvent être apportées par la Cafat pour améliorer la sécurité d’une entreprise. Un soutien sous exploité : seule la moitié du budget 2010 a été dépensée.

4 986 accidents du travail et 6 décès ont été recensés l’an passé. 

28 % des accidents avec arrêt, et 66 % des décès interviennent dans le secteur du BTP qui est le plus accidentogène.

4 milliards - c’est le montant des frais liés aux accidents du travail. La prise en charge de la Cafat est de 100 %.

42 demandes traitées et 35 validées, 13 millions de francs de subventions accordés pour un « trésor » disponible de 27 millions de francs Pacifique. C’est, en une phrase, le bilan de l’an passé en ce qui concerne les aides financières de la Caisse de protection sociale de Nouvelle-Calédonie, destinées à l’amélioration des conditions de travail. Depuis que le dispositif existe, jamais la barre des 50 % d’utilisation n’a été franchie. Manque d’information ? Sans doute, et c’est d’ailleurs pour cette raison que la Caisse a mis en exergue ce point lors de la Semaine santé et sécurité au travail, en septembre dernier, à Nouméa. Les conditions d’attribution ne sont pourtant pas dissuasives. 

La politique de sécurité évaluée

« Ce soutien s’adresse aux entreprises qui sont du ressort de la Cafat. Elles doivent simplement être à jour de leurs cotisations sociales, et afficher une réelle volonté de maîtriser les risques », explique Franck Malesset, technicien de prévention des risques professionnels. On demande, pour les entreprises de plus de 50 salariés, l’avis du comité hygiène, sécurité et accidents de travail, et pour celles de moins de 50 salariés, l’avis des délégués du personnel. La commission technique consultative qui statue chez nous sur ce type de demande évalue la politique de sécurité de la société. Si on aide un chauffeur, on va s’assurer au moins que les véhicules qu’il conduit sont bien entretenus ».

Intervention au-delà de la réglementation

Ce sont principalement les petites et moyennes entreprises qui peuvent bénéficier de ce dispositif, pour des demandes allant d’une aide au CACES (Certificat d’aptitude à la conduite en sécurité) à des aménagements ayant une incidence directe sur les conditions de travail des salariés. « On peut accompagner une société qui met en œuvre les bonnes pratiques pour le bien-être de ses employés. Dans ce cas de figure, il est même possible de minorer ses cotisations », avance Maurice Liwon, chef du service des préventions des risques à la Cafat. Mais il est important de préciser que nous n’intervenons que pour des demandes allant au-delà de la réglementation ». 

Aide à hauteur de 50 % de l’investissement

Dernier exemple en date : cette société fabriquant des treillis soudés (armature pour le béton armé), contrainte d’élever un salarié par un système improvisé, pour qu’il s’occupe de la gestion des stocks. Afin de garantir une meilleure sécurité à celui-ci, elle a trouvé, dans le commerce, un palonnier spécifiquement adaptable sur un chariot élévateur afin d’éviter de mettre en danger l’employé. La demande a été validée en septembre dernier, et l’aide financière accordée à hauteur de 50 % de l’investissement (ce qui correspond au plafond maximal). « De plus en plus, les retours des entreprises sur les aides sont favorables. Notamment dans le secteur du bâtiment. On vient nous voir, on se renseigne, note Franck Malesset. La Cafat a lancé des campagnes d’information à destination des menuisiers, des garagistes. Dernièrement, nous avons noué des liens pour intervenir sur des chantiers. Ce qu’il faut retenir, c’est que nous ne sommes pas là pour faire appliquer la loi. On s’en inspire pour aller au-delà, et encourager le bon sens ». 

François Gallet

Sécurité dans la formation

La Cafat intervient également auprès des établissements scolaires techniques. 90 % des lycées professionnels sur l’ensemble du territoire ont été visités. L’objectif est de faire un diagnostic du parc des machines existant et de vérifier que les outils sont sécurisés. Il arrive parfois que de jeunes travailleurs se blessent à l’occasion de stages en entreprise.

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Rédaction Made In

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L'équipe de rédaction Made In est composée d'intervenants ponctuels mais aussi de journalistes présents depuis plusieurs années. Ces derniers ont d'ailleurs leur propres signatures sur les articles qu'ils rédigent.

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