Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
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Publié le
07 Déc. 2012

Dix ans de progrès économique et social

 Dix ans de progrès économique et social

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Économie - Social
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Le 12 juin dernier étaient signés les Accords économiques et sociaux… sans la participation du monde entrepreneurial. Depuis, le Congrès a acté la création d’une Commission Vie chère au sein de laquelle siègent les organisations patronales, présidée par Rock Wamytan. Cette commission se réunit tous les 15 jours et aborde tous les thèmes des Accords. Cependant, en préambule, la CGPME a tenu à rappeler le contexte économique calédonien dans lequel s’inscrit sa participation. Un contexte peut-être pas si noir…

« Parce que c’est de sa responsabilité », la CGPME a tenu à apporter sa contribution aux Accords économiques et sociaux. Avant même d’analyser les mesures préconisées et de formuler des avis et des propositions sur l’évolution économique, sociale et fiscale du territoire, elle entend exposer sa vision de la situation actuelle. Elle souhaite ainsi rappeler que la croissance soutenue des 50 dernières années, et notamment des 10 dernières, a largement profité à l’augmentation du niveau de vie et des conditions sociales des Calédoniens, ce que confirment les chiffres de l’ISEE et les Comptes économiques rapides pour l’outre-mer (Cerom) de 2004 et 2008. Ces derniers ont titré respectivement leurs ouvrages : « Une croissance soutenue qui s’accompagne d’une augmentation du niveau de vie et d’un fort développement humain » et « Dix ans de progrès économique et social ».
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la croissance calédonienne a permis de rapprocher le PIB par habitant de la Nouvelle-Calédonie de celui de la métropole, 5e puissance mondiale, de devancer celui de la Nouvelle-Zélande d’un quart de point et de dépasser de presque un point (0,8) celui de La Martinique, le plus riche département d’outre-mer. Une croissance économique qui a permis de faire progresser, entre 1999 et 2008, la consommation moyenne des ménages de 80 %. Entre 1995 et 2012, le SMG a été augmenté de 106,25 %, passant de 72 726 francs en 1995 à 150 000 francs cette année, et les bas salaires ont été revalorisés, entre 34,89 % pour le niveau V à 72,41 % pour le niveau II. Autres avancées sociales : celles en matière de couverture santé, généralisée depuis 1990, comme les allocations familiales, de maternité, ou encore la mise en place d’un minimum vieillesse.
Quant aux recettes fiscales, elles ont triplé entre 1996 et 2012, passant de 63,5 milliards à plus de 200 milliards de nos francs.

Être force de proposition et de changement

Certes, ces progrès sociaux nécessaires ont eu un coût, reconnaît la CGPME. Déjà, la contribution moyenne rapportée aux foyers fiscaux a plus que doublé en 15 ans, pour passer de 1,2 million à 2,7 millions de francs CFP. Les charges sociales ont également augmenté de 18 % et sont devenues les plus chères du monde, avec celles de la France métropolitaine. « Ensuite, poursuit l’organisation patronale, les augmentations du SMG, combinées aux charges sociales ont fait augmenter le coût du travail de 115 %, pour passer de 96 216 à 207 195 F CFP de 1995 à 2012. Et ces augmentations, sur la base d’un SMG, ont impacté mécaniquement de 38 % les prix des produits importés, et de 55 % les produits fabriqués. » En marge des ces coûts, la Calédonie a dû faire face à une inflation des cours mondiaux des matières premières de 93 % et d’un renchérissement moyen des principales devises face à l’euro de 7 %.
Pour autant, l’économie calédonienne est prospère. Elle a permis d’élever le niveau de vie des Calédoniens au rang des sociétés les plus évoluées. Elle est aussi un formidable moteur de création d’emplois et permet un rendement fiscal particulièrement dynamique.
« Les écarts de développement entre les provinces ou les écarts de richesse entre les citoyens, qui demeurent et qui doivent être au fil du temps résorbés, ne sont pas de la seule responsabilité du système économique, tient à souligner l’organisation patronale. La pérennisation de la croissance et de l’emploi, notamment en faveur « du rééquilibrage », doit être un objectif sacré auquel chacun doit contribuer et prendre part. »
Pour la CGPME, il est donc de la responsabilité des organisations patronales et professionnelles d’être une force de proposition et de changement, aux côtés des organisations syndicales de salariés et des décideurs politiques, pour permettre à la Nouvelle-Calédonie de bâtir une croissance durable et équitable, à travers un modèle économique endogène compétitif.

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Rédaction Made In

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L'équipe de rédaction Made In est composée d'intervenants ponctuels mais aussi de journalistes présents depuis plusieurs années. Ces derniers ont d'ailleurs leur propres signatures sur les articles qu'ils rédigent.

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