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Publié le
12 Aoû. 2013

Le projet Néobus : une alternative à la voiture

Le projet Néobus : une alternative à la voiture
Illustrations 3D : EGIS France et Atelier Villes & Paysages

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Économie - Social
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L’agglomération du Grand Nouméa connaîtra un étranglement de son système de déplacement en 2020. Pour pallier la problématique du « tout automobile », un projet de transport en commun en site propre va permettre de relier les quatre agglomérations et fluidifier la circulation. Un projet d’autant plus important à l’heure où le transport des salariés et le coût de leur accès au travail sont devenus des enjeux majeurs. Les travaux devraient démarrer en 2015.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Aujourd’hui, le Grand Nouméa concentre 165 000 habitants pour 60 000 automobiles. En 2020, ce devrait être 215 000 habitants pour 110 000 voitures. Les conditions de circulation se dégradent, et elles ne vont pas en s’améliorant. Pour relier Koutio à Nouméa, il faut compter parfois 45 minutes en voiture.
Afin d’éviter une saturation du système de déplacement dans le Grand Nouméa, les élus réfléchissent depuis 2009 à une alternative au « tout automobile ». En 2010, les quatre communes de l’agglomération et la province Sud ont créé le Syndicat mixte des transports urbains (SMUT). Une instance qui gère les transports collectifs du Grand Nouméa et le projet de Transport en commun en site propre, le Néobus. « Les études réalisées ont permis de définir quel était le meilleur mode de transport à mettre en œuvre. Les conclusions ont abouti au projet d’un bus à haut niveau de service, mieux adapté pour l’agglomération et qui offrira une fluidité des déplacements pour faciliter la vie des habitants », indique Christophe Lefèvre, responsable du service planification et du projet au sein du SMUT.

Colonne vertébrale

Le projet Néobus est un transport en commun en site propre. Ce qui signifie qu’une voie est réservée aux véhicules de transport collectif, leur garantissant une vitesse de croisière régulière à toute heure et quelles que soient les circonstances. Deux lignes de transport en commun vont être créées. Leur tracé est dans l’ensemble déjà arrêté, suivant les grands axes de circulation entre les quatre communes. « Le tracé retenu et soumis à consultation est celui qui dessert le mieux les quartiers et englobe les pôles d’activité », souligne Christophe Lefèvre. Le tracé reprend le corridor sur lequel sont implantées 7 lignes du réseau Carsud et 5 du réseau Karuïa. La desserte partira de Bir-Hakeim à Nouméa, pour rejoindre le centre urbain de Koutio. Puis, les deux lignes se sépareront, l’une vers l’est jusqu’à Boulari, l’autre vers l’ouest pour rejoindre le Médipôle. Le tracé du site propre prévu pour la presqu’île de Ducos est en cours d’intégration. « Le projet Néobus agit comme une colonne vertébrale des déplacements, sur laquelle vont s’articuler les autres réseaux de transport collectif à partir des 13 pôles d’échange qui vont favoriser les correspondances », explique Christophe Lefèvre. Six parcs-relais sécurisés situés à proximité des points d’accès du TCPS sont également prévus. Quant au bus lui-même, il sera de dernière génération, ergonomique, confortable et équipé d’une vidéosurveillance. « Pour l’heure, le choix du thermique ou d’un mode hybride n’a pas été acté, mais quoi qu’il en soit, les rejets seront moins importants et moins polluants. »

Dynamiser l’économie

Si le projet suit le calendrier défini, après l’étape de concertation auprès de la population, un programme définitif sera arrêté, avant l’enquête publique du second trimestre 2014. « Une fois que le projet sera déclaré d’utilité publique, les travaux pourront être lancés en 2015, pour une mise en service progressive entre 2017 et 2019. » Le projet Néobus, dont le but est d’améliorer la vie urbaine, dynamisera aussi l’économie puisqu’il offrira l’occasion aux entreprises locales de participer aux travaux, et ultérieurement à la maintenance du dispositif. Tout en désengorgeant les zones d’activité.

Frédérique de Jode

  • Un investissement de 26 milliards, dont 2,1 milliards financés par l’État dans le cadre du Grenelle 2
  • Tracé de 24 km et 40 stations
  • 13 pôles d’échange
  • 6 parcs-relais jusqu’à 1 300 places
  • 20 000 voyageurs quotidiens attendus sur les lignes de TCSP
  • 1 bus toutes les 5 minutes en heure de pointe
  • Jusqu’à 60 % de temps économisé

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Rédaction Made In

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L'équipe de rédaction Made In est composée d'intervenants ponctuels mais aussi de journalistes présents depuis plusieurs années. Ces derniers ont d'ailleurs leur propres signatures sur les articles qu'ils rédigent.

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