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Publié le
13 Aoû. 2014

Frais de fret : quelles aides à l'export ?

Frais de fret : quelles aides à l'export ?

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Aides à la prospection, au soutien logistique et à l'emploi. Depuis 2012, la province Sud a revu son Code des aides financières à l'export. Pour sa part, Aircalin se dit attentive à cette problématique et prête à accompagner les projets d'exportation via des tarifs spéciaux sur les escales de son réseau.

Réunis lors de la table ronde organisée par la FINC à l'occasion de la Semaine de l'industrie en juin dernier, professionnels et institutionnels ont débattu sur la problématique de l'export, considérée comme une entrave à la compétitivité. Pour les industriels, s'aventurer sur le chemin de l'exportation et s'offrir une alternative à l'exiguïté du marché calédonien n'est pas simple. En cause, l'éloignement géographique et des coûts de production élevés auxquels viennent s'ajouter les frais liés au fret. Consciente de ce frein, la province Sud a revu son Code des aides financières en 2012, comme l'a rappelé Raphaël Larvor, directeur adjoint de la DEFE (Direction de l'Économie, de la Formation et de l'Emploi). Trois nouvelles aides spécifiquement dédiées au soutien à l'export ont émergé. La première porte sur la prospection. Elle permet la prise en charge d'une partie des coûts liés à une démarche commerciale à l'extérieur de la Calédonie. Ainsi, les entreprises amenées à participer à des salons peuvent bénéficier d'un soutien financier pour les frais induits par ce déplacement (billet d'avion, location de stand, etc.) Le plafond de cette aide est fixé à 2 millions de francs, sachant que l'intervention de la Province ne peut excéder 50 % du coût total.

Soutien logistique et création d'emploi

Deuxième aide, le soutien logistique à l'export. Il s'agit d'une prise en charge du coût du fret, également plafonnée à 2 millions de francs, avec une participation qui ne peut être supérieure à 50 % du coût global. L'objectif ? « Faire très largement baisser son coût et, par rebond, le coût et le prix du produit vendu sur un marché extérieur », explique Raphaël Larvor. Enfin, la troisième aide induit la création d'un emploi spécifiquement dédié à la démarche d'exportation sous toutes ses facettes. L'intérêt pour l'entreprise ? La province Sud participe au financement du salaire à hauteur de 150 000 francs par mois pour une durée maximale de deux ans.

Aircalin vigilante

En marge de ces aides, les entreprises peuvent aussi compter sur la collaboration de la seule compagnie aérienne territoriale. Par la voix d'Arnaud Gervais, délégué fret et vice-président cargo, Aircalin s'est dite attentive à cette problématique « qui coûte beaucoup et pèse dans l'export ». Il a estimé qu'Aircalin « avait une responsabilité en tant que seule compagnie aérienne du territoire, celle d'accompagner le plus possible les projets d'exportation de ceux qui la sollicitent. Depuis de nombreuses années, a-t-il assuré, la compagnie est vigilante aux projets qu'on lui soumet. Elle est prête à aller très loin avec des tarifs spécifiques sur les escales de son réseau, adaptés spécialement pour les flux des marchandises à l'exportation. » Autant de mesures qui tendent vers un seul objectif : faciliter l'export des produits calédoniens.

Nathalie Vermorel

Exporter, un sacré défi

En matière d'exportation, la société Biscochoc en connaît un rayon. Vingt ans qu'elle relève le challenge dans la région Asie-Pacifique avec 90 % de chocolat exporté vers le Japon, le reste alimentant le marché de la Polynésie et le Vanuatu. Pour expédier ses produits, deux options. La voie aérienne, qui offre l'avantage d'être rapide et de pouvoir proposer de petites quantités. L'inconvénient ? Les taxes liées au fret. « Redevance CCI, taxe de sécurité COFELY... Aujourd'hui, par rapport à un prix de vente que nous pouvons proposer, la partie fret aérien représente 15 % », explique Hélène Duquesnoy, responsable achats et export. À ce frein tarifaire s'ajoute un autre handicap lié à la nature des produits : leur conservation sur la zone de Tontouta avant l'embarquement. À défaut d'un accès aux chambres froides avec des températures positives, la marchandise est stockée au dock et soumise à des variations importantes de température.

La deuxième option est la voie maritime, avec son coût de fret et ses contraintes de volume liées au produit et à sa conservation durant la traversée. Le minimum sur un cargo Reefers, c'est un conteneur. Pour Biscochoc, cela représente 8,5 tonnes de chocolat... en tablettes de 100 grammes.

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