Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
Publié le
13 Aoû. 2014

Titre-repas, mode d’emploi

Titre-repas, mode d’emploi

Paru dans :

Dans la rubrique
Économie - Social
Nombre de vues
1592

Mieux manger à l'heure du déjeuner : c'est le principal objectif des titres-repas, agréés depuis mai par le gouvernement. Ce dispositif, cofinancé par l'employeur et l'employé, présente de nombreux avantages. Explications.

Dans un pays fortement touché par le diabète, où la vie chère est un frein à une alimentation saine, l'arrivée des titres-repas était vivement attendue. C'est chose faite depuis mai : la société e-solution.nc, qui porte le Ticket restaurant, a obtenu l'agrément du gouvernement. Concrètement, cela signifie que les entreprises intéressées peuvent d'ores et déjà lancer leurs commandes auprès de l'opérateur. Car le besoin d'améliorer l'alimentation des salariés est bien réel, comme a pu le constater l'opérateur en démarchant les entreprises. « On s'est aperçu que beaucoup ne se nourrissaient pas de manière équilibrée le midi, voire ne mangeaient pas, parce qu'ils n'en avaient pas les moyens », rapporte David Tevan, le directeur général de la structure.

À la carte

Ces titres-repas sont utilisables dans la restauration traditionnelle, les grandes surfaces, les épiceries de proximité et les snacks. « Des discussions sont également en cours avec la restauration rapide, les services de gamelles et les boucheries », précise David Tevan. Seules conditions : l'enseigne doit être affiliée à l'opérateur et être équipée d'un terminal de paiement électronique.

Ce deuxième point est la grande nouveauté du Ticket restaurant. Depuis le 2 avril, le dispositif a basculé du papier à la carte dans une partie de la Métropole. La Calédonie a surfé sur cette vague pour dématérialiser le Ticket restaurant dès son lancement. La carte - nominative - est valable trois ans. Elle fonctionne avec ou sans code secret, au choix du salarié. En cas de perte ou de vol, il est possible de faire opposition.

Ni imposable, ni « cafatable »

Le mode d'emploi est très simple. Il suffit à l'employeur de contacter l'opérateur, de déterminer la valeur du titre et de fixer le montant de sa participation. Celle-ci ne peut pas être inférieure à 50 % et ne peut dépasser 60 %. Le reste est à la charge du salarié. Pour un titre d'une valeur de 1 000 francs, par exemple, si l'employeur paie 600 francs, l'employé contribuera à hauteur de 400 francs.

Le salarié a droit à un Ticket restaurant par jour de travail effectué. Le crédit non utilisé est reporté de mois en mois. Gros avantage, ces titres-repas ne sont ni imposables, ni « cafatables ». Pour l'employeur, « ce dispositif est plus intéressant qu'une augmentation de salaire sur laquelle il paierait des charges sociales », expose David Tevan.

Coralie Cochin

Un dispositif, deux opérateurs

Le Ticket restaurant de Nouvelle-Calédonie est commercialisé par la société e-solution.nc, dont l'actionnariat est détenu à 60 % par deux entrepreneurs locaux (Romain Babey et David Tevan), à 25 % par Edenred, partenaire métropolitain propriétaire de la marque Ticket restaurant, et à 15 % par la CSB (Calédonienne de service bancaire). Contact : www.ticketrestaurant.nc

Un deuxième opérateur s'est positionné sur le créneau : le GIE Chèques services calédoniens, composé de la Mutuelle du commerce, de la société Le chèque déjeuner, créée en 1964 en Métropole, et de quatre syndicats professionnels (Medef, Usoenc, USTKE et Cogetra). Le principe est le même, à la différence que le salarié ne paie pas avec une carte, mais avec des « chèques déjeuners ». Le gouvernement a délivré un agrément à ce deuxième opérateur, « à condition que les statuts de chacun de ses membres prévoient expressément une activité en rapport direct avec celle du GIE ». Contact : www.cheques-services-caledoniens.nc

Auteur

Rédaction Made In

Rédaction Made In

L'équipe de rédaction Made In est composée d'intervenants ponctuels mais aussi de journalistes présents depuis plusieurs années. Ces derniers ont d'ailleurs leur propres signatures sur les articles qu'ils rédigent.

Paru dans :

Dans la rubrique
Économie - Social
Nombre de vues
1592

 Pour suivre l'actualité, abonnez-vous à notre lettre d'information.

MADE IN

Journal économique de Nouvelle-Calédonie

Bureaux

Immeuble Oceanic
1er étage
3, rue Henri Simonin
Ducos

Courrier

MADE IN
BP 27035
Nouméa Cedex
Nouvelle-Calédonie

Contacts

Tél. : (687) 281 291
 Rédaction
 Publicité

FINC Le magazine Made In est une publication de la Fédération des Industries de Nouvelle-Caledonie -  Voir le site
 Copyright @ FINC - 2007-2018 | Conception et réalisation :  PAO Production