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Publié le
12 Juil. 2016

L’Ifel en ordre de marche

Mise en place en novembre 2016, l’Interprofession est aujourd’hui en passe de recruter un permanent, ce qui va lui permettre de passer à la vitesse supérieure en termes de méthodologie et d’organisation de groupes de travail. 
Mise en place en novembre 2016, l’Interprofession est aujourd’hui en passe de recruter un permanent, ce qui va lui permettre de passer à la vitesse supérieure en termes de méthodologie et d’organisation de groupes de travail. 

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5 novembre 2015. Les 16 membres de l’Interprofession des fruits & légumes de Nouvelle-Calédonie (Ifel-NC) signent les statuts de leur nouvelle association. L’objectif est d’améliorer l’autonomie alimentaire de la Nouvelle-Calédonie en structurant la filière. Cela passe par la préparation de la saison chaude et l’anticipation de la saison « creuse » pour garantir les prix les plus justes et l’approvisionnement des distributeurs et des transformateurs, mais aussi par l’intégration de la commission Flux et cotations qui autorise, ou refuse, les importations. 

« L’Ifel est un atout pour la filière fruits et légumes. » Et ce n’est pas la FINC, membre à part entière de l’interprofession, qui dira le contraire. « C’est même un outil stratégique, souligne Florence Frère, chargée de mission Industries agroalimentaires (IAA). L’Ifel vient en effet renforcer la politique du gouvernement en matière d’autosuffisance alimentaire et renforcer le secteur agricole comme levier économique de la Nouvelle-Calédonie. » À ce titre, le rôle de l’Ifel est multiple. En premier lieu, elle est un outil de structuration de la filière. « Aujourd’hui encore, certains adhérents de la FINC n’accèdent pas à tous les produits agricoles locaux qui pourraient intéresser le marché », souligne à ce propos Florence Frère. Or l’intérêt de l’Ifel est justement de pouvoir réunir tous les professionnels, de tenir compte des besoins de la grande distribution, des capacités des producteurs locaux, « mais aussi de celles des transformateurs locaux qui peuvent exprimer leurs besoins en termes de volume, de variétés, de qualité de produits dédiés à la transformation », ajoute Gilles Ledoux, gérant de Ridolfi. 

Éviter les ruptures

Les transformateurs l’assurent, l’Ifel peut assurer la pérennité de leurs outils par la régularité de l’offre. À ce titre, l’intégration de la commission Flux et cotations à l’Ifel lui permet désormais d’apprécier le plus justement possible, ce qui est disponible, ce qui ne l’est pas, ce qui est possible de faire sur le territoire, ce qui n’est pas possible. « L’Interprofession est ainsi beaucoup plus réactive, permet d’éviter les ruptures et, pour aller plus loin, de préserver les emplois locaux en rendant attractive l’offre des produits transformés localement, insiste Gilles Ledoux. Nos laboratoires de 4e gamme trouvent ainsi tout leur intérêt et démontrent, aussi, leur capacité de production. On évite ainsi d’aller chercher ailleurs ce que l’on est capable de faire ici, avec une plus grande fraîcheur et avec une hygiène garantie. »  

Par cette vision large sur l’ensemble de la filière, l’Interprofession peut ainsi contribuer à segmenter les prix. Enfin, troisième levier, plus réglementaire celui-ci, la commande publique. La révision du Code des marchés publics permettra de rendre presque prioritaire le recours aux produits locaux. « Ce que l’on appelle du patriotisme économique », complète Florence Frère. 

Charlotte Antoine 

Ridolfi, partenaire des collectivités

Depuis 2013, Ridolfi travaille en étroite relation avec les collectivités et notamment le collectif des chefs des cantines responsables de collèges et lycées. Leur demande ? Un produit sain, gustatif, homogène pour une meilleure cuisson. « Si l’on veut redonner aux jeunes le goût des légumes, il faut leur donner du plaisir », insiste Gilles Ledoux, gérant de Ridolfi. Ensemble, nous avons donc travaillé sur les variétés, les coupes des légumes. Notre laboratoire de 4e gamme a d’ailleurs investi dans des machines de découpe de pointe pour faire des coupes bien précises. L’investissement conséquent de 110 millions compte également une centrale à oxygène actif. Notre souhait est d’apporter aux consommateurs un produit transformé le plus sain possible. Pour cela, nous n’utilisons aucun produit chimique ni solution chlorée pour nettoyer les légumes. Nous maîtrisons également l’environnement dans la mesure où nous rejetons de l’eau pure. » L’ensemble du laboratoire est relié à la centrale. Toutes les étapes se font sous oxygène actif. 

« Raison pour laquelle nous répondons totalement aux critères de la labellisation qui est en cours actuellement », souligne le chef d’entreprise. Car si les producteurs font d’importants efforts pour garantir un produit sain aux consommateurs, les industriels le font aussi, n’hésitant pas à investir dans un équipement pour proposer un produit sain et gustatif.  

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Rédaction Made In

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L'équipe de rédaction Made In est composée d'intervenants ponctuels mais aussi de journalistes présents depuis plusieurs années. Ces derniers ont d'ailleurs leur propres signatures sur les articles qu'ils rédigent.

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