Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
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Publié le
31 Aoû. 2018

Serious game : jouer pour faire émerger des projets

Une des équipes en pleine réflexion sur la meilleure stratégie à suivre.
Une des équipes en pleine réflexion sur la meilleure stratégie à suivre.

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Économie - Social
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Dans le cadre des États généraux de l’industrie (EGI) qui se sont déroulés en novembre dernier, 17 propositions ont été faites et 10 projets actés. Parmi eux, un serious game sur l’industrie calédonienne. Le 25 juillet dernier, une quinzaine de participants se sont exercés à ce concept en jouant à Nanorider, un serious game en lien avec l’innovation. Retour sur ce moment ludique et collaboratif.

Les serious games, qu’ils soient présentiels ou digitaux, ont le vent en poupe. Un concept venu des États-Unis qui touche le monde de l’entreprise aussi bien dans le domaine de la formation, des ressources humaines ou encore du marketing et de l’innovation. « Les serious games ont pour objectif de mettre en avant l’intelligence collective et les individus, explique Mathieu Vernet, cogérant de la start up dédiée au développement de serious game Igloo. En 1h30, les participants peuvent faire émerger un projet. »

Imagination et collaboration 

Accompagnée par ce cabinet, la quinzaine de participants, industriels et membres du comité de déploiement des États généraux de l’industrie, s’est essayée au serious game Nanorider qui consiste à lancer un projet innovant basé sur les nanotechnologies. Divisées en groupe de six participants, trois équipes formant une start-up calédonienne se sont prises au jeu. Chaque joueur endossant une fonction, directeur marketing, juriste, chercheur, ingénieur, DAF, ou en charge des partenariats, avec des actions et des compétences leur correspondant. 

Trois tas de cartes étaient à leur disposition : R&D, économie, partenariats. Au cours du jeu, les joueurs devaient tirer des cartes qui les amenaient à prendre des décisions : définir selon la technologie proposée une innovation, le domaine dans lequel elle serait utile, prendre des parts de marché et trouver des partenariats. 

Teasing

Au cours de la partie, les projets ont pris forme par l’imagination et l’esprit d’entreprendre en collaboration. Une équipe a travaillé sur un boîtier électronique à poser sur un véhicule pour détecter tout mouvement brusque et pouvant prendre des photos et des films envoyés ensuite par Internet. Une autre sur un système intégré dans le cerveau qui permettrait de déceler des personnes potentiellement à risque. Enfin, la troisième a proposé deux projets : le premier tourné vers la santé avec un bracelet qui donnerait en direct pour les personnes infectées par la dengue des informations sur les incidences du virus au niveau du sang, le second sur l’environnement avec un capteur qui informerait sur la qualité de l’air en temps réel sur un smartphone, où que l’on soit en Nouvelle-Calédonie.

Les participants ont fait des retours très positifs sur ce concept intéressant et plaisant qui permet également de développer des compétences. Il s’agissait lors de cette première de teaser et de faire écho à l’un des projets définis lors des États généraux de l’industrie : réaliser dans l’avenir un sérious game dédié à l’industrie calédonienne et à sa promotion. 

Sur les 17 propositions à fort impact issues des EGI, le CoDEGI a reformaté 10 projets.

Suite à l’appel à candidatures de chefs de projets, huit pilotes ont été confirmé dans leur rôle de chef de projet. Il s’agit de :

  • Marjorie Micollet pour le projet CAGOU 3:0 , « vers l’achat calédonien » - L’objectif est de faire en sorte de faire connaître les qualités et les propriétés des produits calédoniens par la définition de labels explicites et visibles pour le consommateur, par une communication appropriée via des solutions numériques ou autres.
  • Juliette Viollet pour le Serious Game de l’industrie calédonienne (lire par ailleurs)
  • Jean-Olivier Greffe pour le projet du Néo Logisitique Hub
  • Cécile Chamboredon pour le Moulin de l’industrie, projet de coop’industrielle. L’objectif est de mutualiser les moyens de production industriels pour une meilleure optimisation des coûts de production.
  • Georges Bouamra pour le MidT (micro industrie de transformation). Le projet vise à faire un pas vers une autosuffisance alimentaire avec des structures courtes entre le producteur et le transformateur.
  • Antoine Servas pour « vivrecaledonien.org » avec l’ambition de mettre en valeur les bonnes pratiques des calédoniens autour de valeurs citoyennes reconnues.
  • Marie-Amélie Malia et Xavier Benoist pour une stratégie territoriale et l’agence et le Fonds de l’industrie afin d’organiser les moyens de financer et développer l’industrie.
  • Céline Soviche pour le projet autour de l’innovation RH et la performance humaine au cœur du développement industriel. Ou comment rendre flexible l’industrie calédonienne dans le domaine de la ressource humaine, face aux changements de son environnement.

Pour suivre l'avancement des projets : ETATS GÉNÉRAUX DE L'INDUSTRIE

Auteur

Frédérique DE JODE

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