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Publié le
17 Aoû. 2010

Cafat : José Aparisi a un an pour convaincre

Un an pour convaincre, c’est le temps imparti à José Aparisi, à la tête de la Cafat depuis trois mois.
Un an pour convaincre, c’est le temps imparti à José Aparisi, à la tête de la Cafat depuis trois mois.

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Économie - Social
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José Aparisi n'a cure des critiques qui se sont élevées au moment de son élection. Président du conseil d'administration de la CAFAT depuis la fin du mois d'avril, cet adhérent CGPME, gérant dans l'âme et de carrière, n'est impressionné ni par la tâche, ni par ses détracteurs.

Son univers, c'est le BTP. Responsable de quatre sociétés liées au bâtiment, José Aparisi est un pur produit de ce secteur. Calédonien d'origine espagnole, passé par une formation de dessin en bâtiment sur le territoire, il affiche aujourd'hui le pedigree d'un gestionnaire confirmé et d'un homme impliqué. Un bagage que cet adhérent CGPME voit comme un atout pour assumer son nouveau poste. « Il est vrai que je n'ai pas d'expérience au sein de la Cafat. Mais présider le conseil d'administration n'est pas insurmontable. La mission qui m'a été confiée équivaut à gérer une grosse société ».

L'aventure Cafat débute lors de l'élection du nouveau conseil d'administration de l'organisme social au mois d'avril. Volontaire au nom de la CGPME, le scénario qui s'est peu à peu dessiné a finalement mené José Aparisi à un autre dénouement : la candidature, puis l'élection au poste de président. Installé pour une année, il s'attache à faire avancer les dossiers en dépit des divergences de vues, notamment avec le Medef. « Pour accomplir notre tâche, nous devons laisser nos particularités de côté. Et malgré les attaques en interne qui se poursuivent encore parfois, nous avançons ». Les dossiers importants ne manquent pas. Amélioration des services, minimum vieillesse, retraites... autant de perspectives sur lesquelles le gouvernement avait demandé de travailler.

Un travail d'équipe

Pour autant, José Aparisi est très clair : le gouvernement indique certes des directions, mais la CAFAT fonctionne seule, sans pilotage politique interne. Et le président de rappeler qu'il n'est pas seul maître à bord. « Le travail se fait en équipe. Le conseil d'administration est élu pour trois ans, tandis que le président change tous les ans. Mon rôle consiste à proposer des avancées, à soumettre des dossiers au conseil ».

Au chapitre des questions les plus urgentes à examiner, le manque à gagner créé par la nouvelle affectation de la TSS à l'Agence sanitaire et sociale. Les quelque quinze milliards, qui venaient chaque année consolider le budget de l'organisme, laissent évidemment un large trou à combler. Certes, l'Agence reversera une partie de la taxe, mais, selon José Aparisi, il restera encore trois milliards à compenser. Une somme qui permettrait de conserver une certaine sérénité financière dans la perspective d'un bilan, certes positif en 2009, mais qui pourrait rapidement devenir déficitaire. Révision de la décision politique ? Hausse des cotisations ? Autres solutions ? « Nous y réfléchissons et nous avons des pistes... », répond un président discret.

Un œil neuf

Des défis d'une incontestable ampleur, des oppositions sans doute inhérentes à la fonction, une seule année pour obtenir des résultats... La présidence du conseil d'administration de la CAFAT promet quelques mois agités à José Aparisi. Néanmoins, ce patron de PME ne craint pas le défi. « Je voulais connaître le mécanisme de fonctionnement de cet organisme social. C'est une très grosse machine à faire tourner ». Cette curiosité, le responsable administratif - premier issu de la CGPME à ce poste - entend bien la transformer en précieuse contribution. Selon lui, appartenir à un organisme patronal comptant sept cent cinquante entreprises présente plusieurs avantages. Une vision et une gestion différentes de celles véhiculées par le Medef – qui occupait le siège une année sur deux –, un apport patronal en phase avec le tissu industriel local, et la preuve que les petites et moyennes entreprises ont à leur tête des professionnels de valeur, aptes à manipuler un budget de plus de 90 milliards de francs. Avec un œil neuf et une volonté affirmée, José Aparisi a un an pour convaincre.

Anne-Claire Lévêque

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Rédaction Made In

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L'équipe de rédaction Made In est composée d'intervenants ponctuels mais aussi de journalistes présents depuis plusieurs années. Ces derniers ont d'ailleurs leur propres signatures sur les articles qu'ils rédigent.

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