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Publié le
17 Aoû. 2010

Vincent Caupin : « Ce sont les petits entrepreneurs qui ont besoin de nous »

« Les garanties ont représenté 2,4 milliards de francs, l’an dernier », précise Vincent Caupin.
« Les garanties ont représenté 2,4 milliards de francs, l’an dernier », précise Vincent Caupin.
Photo : Rémy Moyen

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La garantie interbancaire Sogefom permet de faciliter l'accès au crédit bancaire des TPE/PME. Explications avec Vincent Caupin, responsable du pôle secteur privé de l'Agence française de développement.

Made In : Qu'est-ce que la garantie Sogefom ?
Vincent Caupin : Prenons l'exemple d'un promoteur qui a un projet d'investissement, comme l'achat d'une machine. Il va voir sa banque qui peut croire en son projet mais hésiter à le suivre faute de garanties suffisantes. Elle souhaite se sécuriser pour accepter d'octroyer le crédit. Elle va donc se tourner vers la Société de gestion de fonds de garantie d'outre-mer (Sogefom), pour partager une partie du risque. Notre intervention permet ainsi de faciliter l'octroi du crédit à l'entreprise concernée.

La garantie a également un deuxième intérêt pour le promoteur...
V. C. : Oui, à savoir les conditions spécifiques vis-à-vis des banques, et notamment celle de limiter la caution personnelle et solidaire apportée par le promoteur. Si la Sogefom intervient, la caution personnelle apportée par le promoteur est limitée à hauteur de 50 % du montant du crédit. Cela protège le patrimoine de l'entrepreneur, partiellement, au cas où il y aurait difficulté.

A qui s'adresse cette garantie ?
V. C. : Ceux qui ont besoin de nous, ce sont les petits entrepreneurs. Nous ciblons donc les TPE/PME. A ce titre, notre plafond de garantie est de 60 millions. Nous pouvons intervenir dans le secteur industriel comme dans celui des services, sur Nouméa (pour 55 % de notre portefeuille) ou hors du Grand Nouméa (pour 45 % de nos garanties). Il faut également préciser que les entreprises qui ont un chiffre d'affaires supérieur à 500 millions CFP ne sont pas éligibles à cette garantie.

Quelle est la différence avec les prêts aidés à l'investissement ?
V. C. : La logique est différente. Le prêt aidé à l'investissement est un crédit à taux préférentiel accordé via le secteur bancaire. L'intérêt pour l'entreprise est de pouvoir financer son investissement à un taux inférieur à celui du marché. Avec, pour avantage, des échéances mensuelles plus faibles. Là aussi nous ciblons les PME, car le PAI concerne toutes les entreprises de moins de 50 salariés. Elles doivent avoir un projet d'investissement et solliciter un crédit supérieur à cinq ans. Cet investissement est plafonné à 70 millions et le PAI ne pourra excéder 35 millions.

Cette garantie et ce PAI sont accordés sur des fonds publics...
V. C. : En effet, la dotation pour le fonds de garantie et la bonification de taux d'intérêt sont des interventions réalisées sur des ressources de l'Etat. Pour la Calédonie, le PAI représente, en 2009, 3 milliards CFP et les garanties, 2,4 milliards.

Propos recueillis par Charlotte Antoine

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