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Publié le
05 Avr. 2012

Tu seras apprenti, mon fils !

Jean-Charles et son fils Jérôme
Jean-Charles et son fils Jérôme

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Formation
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Aujourd’hui l’apprentissage à la cote et c’est tant mieux. Que ce soit à la Chambre de commerce et d’industrie, la Chambre de métiers ou la Chambre d’agriculture, les jeunes sont de plus en plus nombreux à frapper à la porte de ce dispositif de formation.

L’apprentissage est une formation qualifiante et diplômante, alternant travail en entreprise et formation théorique. Le jeune, quelle que soit sa filière de choix, apprend donc un métier. Toutefois, cette formation n’est pas un long fleuve tranquille, et l’apprenti a besoin d’écoute et de soutien pour sa réussite future. Qui sont donc les acteurs de l’apprentissage et quel est leur rôle ? 

Être autonome

Frigoriste depuis 2002, Alain Checiak, de la société Sofrico, est maître d’apprentissage. Depuis cette année, un apprenti l’accompagne dans son travail à raison de trois semaines par mois. Le jeune va donc être présent dans l’entreprise onze semaines, soit près de trois mois, et, si tout se passe bien, il fréquentera la même entreprise pendant les trois ans de sa formation. Dans ces conditions, le maître d’apprentissage a une vraie responsabilité dans la mesure où la formation professionnelle du jeune repose en grande partie sur ses épaules. « Mon apprenti est toujours avec moi. Je me dois donc de lui montrer le travail, lui expliquer et le laisser réaliser certaines tâches, explique Alain Checiak. À terme, il est appelé à travailler en parfaite autonomie ». Outre le suivi professionnel, le maître d’apprentissage est entièrement intégré à la formation puisqu’il est destinataire des bulletins scolaires de son apprenti, de l’état de ses retards, de ses notes ou des problèmes qu’il peut rencontrer. « Ce qui est important, souligne Alain Checiak, c’est que le jeune comprenne bien qu’il n’est plus au collège ni au lycée, mais qu’il est volontaire pour apprendre un métier. L’approche est donc totalement différente. Il y a une autre responsabilisation, même s’il manque parfois un peu de la maturité que le travail et l’entreprise lui apporteront ». 

Le rôle des parents

Globalement, les parents des apprentis semblent s’impliquer davantage dans le cursus de leurs enfants que dans le parcours scolaire classique. Deux raisons à cela : tout d’abord, parce que certains parents ont conscience que l’apprentissage est une des dernières chances, qu’il ne faut donc pas manquer. Pour les autres, l’apprentissage, c’est la certitude d’avoir un métier et donc un travail, ce qui suscite chez les parents à la fois fierté et volonté d’être plus présents. « Il y a 98 % de chance que le jeune apprenti qui travaille dans l’entreprise y soit embauché, s’il le veut, au terme de son apprentissage, précise Stéphane Raymond, formateur au CFA de Nouville. Cela s’explique par le fait que l’entreprise a pu former son apprenti comme elle le souhaitait ». S’ils sont désireux d’être aux côtés de leur jeune, les parents ne savent pas toujours quel rôle jouer. « Ils doivent intervenir dans ce que l’on appelle le savoir-être, explique Didier Kerangouarec, directeur du CFA de Nouville. Les professionnels cherchent des jeunes qui ont déjà des prérequis sociaux qui sont de dire bonjour, d’avoir une bonne attitude professionnelle et une tenue vestimentaire adéquate, d’être à l’heure et au travail tous les jours. C’est là que les parents ont aussi un rôle à jouer ». 

Jean-Charles est le père de Jérôme, apprenti en 1re année de CAP menuiserie. « On est parents, explique-t-il, on est responsable. Je ne suis pas dans le métier, mais je m’intéresse à ce qu’il fait, à ses notes, à ses devoirs. Pour ce qui est de la pratique, comme je suis très bricoleur, on en parle ensemble. Je trouve que l’apprentissage est une bonne approche, car l’important est que le jeune devienne indépendant et l’apprentissage lui apprend à se débrouiller tout seul. Je suis content de voir que mon fils aime son travail ». 

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