Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
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Publié le
11 Aoû. 2012

Valoriser le capital humain pour le rendre plus performant

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La montée en compétence est un outil de performance de plus en plus utilisé par les entreprises. Derrière, on y trouve la volonté commune de l’entreprise et du salarié d’élaborer une stratégie professionnelle d’évolution.

« La montée en compétence, c’est identifier et valoriser le capital humain dans l’entreprise. » Aujourd’hui, les cabinets de recrutement accompagnent de plus en plus de salariés ou de chefs d’entreprise désireux d’évoluer, de changer d’orientation, au sein de leur entreprise ou en dehors, de progresser dans un domaine particulier, etc. « Avec la montée en compétence, on parle de compétences professionnelles et personnelles d’une personne, de ses aptitudes et de ses potentialités, explique Isabelle Fourny, responsable de l’évaluation et des solutions RH chez Adecco Consulting. Nous allons également travailler sur ses intérêts et motivations. »

Le but est d’élaborer une stratégie professionnelle d’évolution, pour le salarié, mais aussi pour l’entreprise. De là, on peut construire un parcours de formation, on peut préparer une validation des acquis professionnels (VAE) et une mobilité, une évolution professionnelle. 

Forces et faiblesses

La démarche de la montée en compétence s’appuie sur le test de personnalité qui permet d'identifier avec précision les caractéristiques significatives du comportement professionnel, ainsi que sur le plan d’action et de développement (PAD) qui va analyser les compétences, les forces et les faiblesses de la personne. À ces outils peut s’ajouter un bilan de compétence. Celui-ci, réalisé sur 4 à 6 mois, permet à un salarié de faire le point sur ses compétences, aptitudes et motivations, et de définir un projet professionnel ou de formation. Réalisé par un prestataire extérieur à l’entreprise, selon des étapes bien précises, le bilan de compétence peut être décidé par l’employeur ou mis en œuvre à l’initiative du salarié. « Nous nous adaptons à la demande des entreprises. Dans le cadre d’un bilan de compétence, on peut tout à fait travailler avec la personne sur son CV, sa lettre de motivation, l’entraîner aux entretiens d’embauche, etc. », précise Isabelle Fourny.

Autre outil utilisé par les cabinets de conseil en recrutement, le coaching. Il s’agit d’accompagner une personne au sein de l’entreprise. « C’est aussi une montée en compétence, puisque nous allons aider le salarié à progresser dans un domaine comme le management par exemple. Mais pour cela, il faut que le salarié ait une démarche volontaire. Car, dans le bilan de compétence comme dans l’accompagnement, il doit effectuer un travail personnel, savoir se remettre en cause, etc. »

Parallèlement à ces outils, il est intéressant d’initier un système de GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences – lire Made In n° 24) qui va décliner des pistes pour la montée en compétence des salariés d’une entreprise. 

Mais le cadre posé, la mise en pratique est parfois moins simple qu’il n’y paraît, comme en témoignent les chefs d’entreprises industrielles. « Notre problématique est d’être sur des secteurs spécifiques dans lesquels il n’existe pas de filière de formation initiale ou continue locale. Du coup, la montée en compétence est compliquée, expliquent Jacques Beyneix (ESQ et Sorocal) et Romain Babey (Vega). Nous avons besoin de compétences extérieures pour développer celles de nos employés. » 

C’est donc au coup par coup, et notamment dans le cas de l’installation d’une nouvelle machine, qu’ils ils vont bénéficier d’une formation par les techniciens de métropole, « avec le bémol que ce sont souvent des spécialistes de la maintenance et non de la production. » Raison pour laquelle les industriels intéressés par la plasturgie (extrusion, rotomoulage) se sont aujourd’hui rapprochés de la Direction de la formation et de la Formation professionnelle continue ainsi que de centres de formation métropolitains, « afin de mutualiser leurs moyens et de mettre en place une formation commune. » A l’image de la formation d’ouvrier polyvalent de fabrication de produits alimentaires, initiée en concertation avec les industriels calédoniens. 

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Rédaction Made In

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L'équipe de rédaction Made In est composée d'intervenants ponctuels mais aussi de journalistes présents depuis plusieurs années. Ces derniers ont d'ailleurs leur propres signatures sur les articles qu'ils rédigent.

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