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Publié le
24 Avr. 2013

L'école de la deuxième chance Une école pas comme les autres

L'école de la deuxième chance Une école pas comme  les autres

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Depuis décembre 2010, l’École de la deuxième chance accompagne des jeunes adultes entre 18 et 26 ans, sortis du système scolaire, sans diplôme ni qualification. Un retour à l'école dans des conditions différentes, avec une formation tournée sur le savoir-être et le savoir-vivre. Et en point de mire, une intégration dans le monde du travail.

L'École de la deuxième chance a déjà accueilli seize promotions composées d'une dizaine d'élèves. Des élèves entre 18 et 26 ans qui sont déscolarisés, sans diplômes et sans compétences particulières. Pour se faire admettre dans l'établissement, les seuls critères demandés sont la motivation des candidats à vouloir s'intégrer dans le monde du travail et sur un plan social. Un système qui séduit particulièrement les jeunes filles. « Nous ne sommes pas là pour dispenser un enseignement technique ou une formation spécialisée, explique Didier Tauru, directeur de l'école. En dehors des cours basiques de français et de mathématiques pour une remise à niveau, et d'informatique, les élèves apprennent ici le savoir-être et le savoir-vivre, le respect de soi, des autres et de leur environnement. C'est une école de la vie. »
Sur une année, le dispositif alterne des cours adaptés aux besoins des élèves et proches du sur-mesure - certains élèves ont un niveau de sixième -, et quatre semaines de stages qui font l'objet d'un bilan établi par le tuteur en entreprise, le stagiaire et un formateur. « Nous apportons un soutien pédagogique aux élèves et nous les accompagnons dans leur projet professionnel afin de leur permettre par la suite de décrocher un emploi ou de se diriger vers des formations diplômantes ou qualifiantes », poursuit le directeur.

Des liens avec l'entreprise

Les entreprises ne sont pas réticentes à accepter les élèves en stage et à les intégrer même par la suite. « Notre établissement a tissé des liens cordiaux avec les entreprises. La plupart d'entre elles - qui nous soutiennent et travaillent en collaboration avec nous - sont convaincues entre 70 et 80 % par notre dispositif. » Pour Didier Tauru, lorsqu’un jeune de l'école n'a pas rempli son contrat, l'important est d'essayer de comprendre ce qui n'a pas fonctionné. Cela étant, les candidats envoyés dans les entreprises respectent, dans l'ensemble, les termes de leur contrat. « Quand un employeur voit que l'élève est à l'heure tous les matins, qu'il est respectueux, souriant et motivé, c'est déjà une satisfaction pour tout le monde. » Les compétences n'interviennent pas ici dans le choix du candidat. « Ce ne sont pas les compétences de nos élèves qui intéressent effectivement les entreprises, puisqu'elles savent que les jeunes que nous suivons sont en échec scolaire, mais davantage leur comportement, leur envie d'apprendre et de se réinsérer dans la société. »
Il y des parcours réussis où des jeunes qui ont fait leur preuve ont obtenu des contrats de travail en CDD puis en CDI, notamment chez Sharp ou chez Teeprint. « Quand ces jeunes parviennent à réintégrer le monde du travail, c'est une grande fierté pour eux compte tenu de leur point de départ, et pour nous également. Lorsqu'ils obtiennent un contrat de travail, l'école les accompagne sur leur parcours pendant une année encore. » Certifiée AFNOR en décembre 2012, l’École de la deuxième chance a déménagé à Ducos, poumon économique de la capitale, afin de renforcer ses liens avec le monde de l'entreprise et disposer de locaux adaptés à la taille de l'établissement.

Frédérique de Jode

Un système vieux de 16 ans

C'est Édith Cresson, Premier ministre du gouvernement français en 1991 et 1992, qui est à l'origine du projet. Le dispositif E2C s'est concrétisé en 1997 avec l'ouverture de la première école à Marseille. Depuis, plus de soixante structures comparables ont vu le jour en France métropolitaine et dans les DOM-TOM (Guadeloupe et Martinique). L’École de la deuxième chance de la province Sud a été initiée sous le parrainage de celle de Seine-et-Marne.

En chiffres

  • 500 dossiers d'inscriptions ont été déposés depuis décembre 2010
  • 173 élèves ont intégré l'E2C
  • 80 % des élèves sont des filles
  • 60 % de réussite dans l'ensemble, mais selon les promotions, le pourcentage peut atteindre 80 %
  • Les élèves intègrent en majorité les secteurs du commerce, des services, et du BTP.

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