Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
Publié le
12 Aoû. 2013

Relais SST : les entreprises calédoniennes mobilisées

Relais SST : les entreprises calédoniennes mobilisées

Paru dans :

Dans la rubrique
Formation
Nombre de vues
1192

Prévenir les situations dangereuses dans l'entreprise, c'est le rôle du Relais SST (Santé-sécurité au travail). Ils sont 398 salariés à s'être portés volontaires cette année. Bien, mais… peut mieux faire ! Objectif fixé par la DTE : atteindre les 1 000 relais sur 2 ans.

Développer une culture santé-sécurité au sein des entreprises calédoniennes, telle est la volonté de la Direction du travail et de l'emploi (DTE). Cette année, lors de la journée mondiale de la santé et de la sécurité, la DTE a choisi de lancer la campagne 1 000 relais. « Nous souhaitions impliquer l'ensemble des salariés. Chacun peut décider d'endosser ce rôle de relais, précise Katy Jainin, technicienne santé-sécurité. Toutes les entreprises de 10 salariés et plus sont soumises à une évaluation des risques professionnels. Le relais SST permet d'affiner cette enquête, de la compléter.» Pour les petites entreprises, cette démarche est d'autant plus importante quand elles ne possèdent ni responsable HSE (Hygiène, sécurité, environnement), ni CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), ni délégué du personnel.  

Le relais : un acteur volontaire dans la prévention des accidents de travail

L’enjeu de la démarche est clairement de responsabiliser moralement les salariés aux questions de santé et de sécurité au travail, afin d'offrir de meilleures conditions de travail pour l'ensemble du personnel. Le relais a pour mission de signaler, par exemple, toute méthode de travail susceptible de causer un dommage pour la santé. Être relais, c'est un engagement volontaire qui ne s'accompagne donc pas d'une notion de responsabilité sur les suites données à ces constats. En aucun cas, il ne peut être un membre du CHSCT, un DP, un HSE ou un salarié dont la fonction s’intéresse de près ou de loin aux questions de santé-sécurité. Même l'unique salarié de l'entreprise peut être relais SST. Volontaire pour un an, il bénéficie d’une formation (une demi-journée) prise en charge par la DTE, afin de mieux comprendre les enjeux et les outils de la prévention des risques. « Dans chacune des entités où une campagne de sensibilisation a été menée, une personne s’est portée volontaire », explique Alla William, responsable communication et marketing du GIE GCM qui travaille pour les entreprises CDD, LCD, Sogesco et SPB.   Ce sont des personnes qui exercent des métiers très différents, comme un chauffeur de camion à toupie ou un assistant de laboratoire. « L'ensemble de nos salariés est informé de la démarche, car nous avons mené un sérieux travail de sensibilisation. »   

90 entreprises calédoniennes impliquées dans la démarche

La Calédonie compte cette année près de 80 000 salariés. Ils ont été 398 à se porter volontaires. Ils évoluent dans tous les secteurs d'activité, essentiellement en province Sud. La province Nord, de son côté, en compte une trentaine. Pour l’instant, aucun ne s’est manifesté en province des Îles. Du côté des industriels miniers, seul KNS compte des relais, les autres n’ont pas participé à cette campagne ; pas plus que le secteur public. Par contre, l'attitude de certaines entreprises est plus qu'encourageante. C'est le cas, notamment, de Goodman Fielder (92 relais) et Holcim (34 relais) qui ont emmené l'ensemble de leurs salariés dans la démarche. « Nous sommes engagés sur cette question depuis 2004, et avons mis en place un système de remontées informatiques, explique François Coutaud, responsable qualité chez Holcim. Chacun des salariés peut ainsi agir, sans passer par les délégués du personnel. Ce qui a pour avantage de permettre de régler le problème plus rapidement. »

Coralie Chaillan

Devenir relais  

Vous avez jusqu'au 31 juillet pour vous inscrire auprès des services de la Direction du travail et participer aux séances de formation.  Contactez Isabelle Verlaguet, assistante santé-sécurité du travail à la DTE, au 27 81 65.  

Les risques en chiffres

Entre 2007 et 2012, le nombre d'accidents du travail déclarés a diminué de 10 %. Le nombre de maladies professionnelles est en revanche passé de 89 à 103.   

La pyramide de Bird

Pour 1 000 situations dangereuses, il y a 100 accidents, 10 accidents avec arrêt et 1 grave, voire mortel. Agir sur les situations dangereuses, c'est réduire le risque d'accidents graves.

Auteur

Rédaction Made In

Rédaction Made In

L'équipe de rédaction Made In est composée d'intervenants ponctuels mais aussi de journalistes présents depuis plusieurs années. Ces derniers ont d'ailleurs leur propres signatures sur les articles qu'ils rédigent.

Paru dans :

Dans la rubrique
Formation
Nombre de vues
1192

 Pour suivre l'actualité, abonnez-vous à notre lettre d'information.

MADE IN

Journal économique de Nouvelle-Calédonie

Bureaux

Immeuble Oceanic
1er étage
3, rue Henri Simonin
Ducos

Courrier

MADE IN
BP 27035
Nouméa Cedex
Nouvelle-Calédonie

Contacts

Tél. : (687) 281 291
 Rédaction
 Publicité

FINC Le magazine Made In est une publication de la Fédération des Industries de Nouvelle-Caledonie -  Voir le site
 Copyright @ FINC - 2007-2018 | Conception et réalisation :  PAO Production