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Publié le
11 Oct. 2016

Formation : qui consomme et comment ?

Les principes du FIAF : donner du sens à la formation et la rendre lisible.
Les principes du FIAF : donner du sens à la formation et la rendre lisible.
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Crucial, le recueil des données est la première mission du FIAF qui s’est attelé à la tâche depuis le mois d’avril. Une fois les grandes tendances « formation » identifiées, le Fonds pourra se pencher sur une approche plus individuelle.

Enjeu pour la compétitivité des entreprises, la formation professionnelle apparaît aujourd’hui comme un levier pour le développement économique calédonien. Le FIAF, Fonds interprofessionnel d’assurance formation, s’est donné pour mission d'optimiser le patrimoine « formation » et d’accompagner les entreprises dans l'analyse de leurs besoins en formation professionnelle à travers des actions d’information et de conseil. 

Premier travail, et non des moindres, le recueil des données a débuté en avril 2016. Pour ce faire, le FIAF s’appuie sur les organismes de formation, les chambres consulaires, les institutions, les grappes d’entreprises, etc. « Nous ne sommes pas sur un recueil quantitatif et statistique mais nous essayons de comprendre la tendance, le comportement global des entreprises par rapport à la formation : qui consomme, comment et pourquoi et quel est le visage du secteur ? souligne Séverine Zimmer, chef de projet. L’idée est, demain, de savoir comment rendre service au mieux aux entreprises. » 

Management et évolution réglementaire

Pour mieux cerner la question, le Fonds a adressé à chaque organisme professionnel un guide d’entretien avec tous les aspects l’intéressant. « À ce jour, 85 % des organisations professionnelles actives sur le Territoire ont été rencontrées et ont apporté leur vision », précise la chargée de projet. D’ores et déjà, le management intermédiaire, l’évolution réglementaire, l’innovation technologique sont parmi les premiers sujets transversaux qui ressortent le plus.

Une fois le FIAF véritablement opérationnel, l’an prochain, la deuxième étape consistera à aller au contact des entreprises pour mieux les accompagner. L’objectif est en effet d’amener l’entreprise à consommer de la formation pour investir, et observer le retour sur investissement, l’impact. Ce qui n’est pas fait aujourd’hui. « Donner du sens à la formation et la rendre lisible sont les deux enjeux du FIAF, rappelle Séverine Zimmer. Raison pour laquelle, au niveau du terrain, nous voulons être des accompagnateurs des entreprises. Nous regardons la formation sous l’angle territorial, global, mais l’idée est bien de répondre aux besoins locaux et micros. »

Facilitateur

Pour faire appel au FIAF, deux entrées sont possibles : soit l’entreprise a un projet et s’adresse au Fonds pour discuter du projet, voir comment l’aborder, le financer. « Nous nous appuierons ensuite sur le marché pour y pourvoir. » Soit le FIAF a identifié un besoin et sera, dans ce cas, force de proposition, fera émerger des groupes de travail, lancera l’appel d’offres, etc. « Là encore, nous ferons appel aux organismes de formation pour y répondre. »

« La manière dont est monté le Fonds aujourd’hui s’éloigne du principe de banque de la formation, insiste Séverine Zimmer. Le FIAF doit être considéré comme un facilitateur avec une offre de services. » Un temps envisagé, le Fonds ne sera finalement pas collecteur de la contribution des entreprises, ce rôle ayant été dévolu à la Cafat. « Ce qui signifie que nos ressources vont être tournées principalement vers le développement d’une offre de services pour les entreprises », reprend la chef de projet. Pour autant, le FIAF n’a pas vocation à se substituer aux organismes de formation et de conseil. « Nous voulons nous appuyer sur le marché pour répondre aux demandes. »

Quelques chiffres

  • 2 milliards de francs sont dépensés chaque année en formation.
  • 1 200 entreprises sont assujetties au 0,7 % mais seules 600 entreprises consomment leur 0,7 % en formation.
  • Toute entreprise ayant au moins un salarié cotise au 0,2 % pour financer le FIAF.
  • La collecte débutera au 1er janvier. La taxe patronale se fera en mars 2017, et sera perçue mi-mai 2017 par le FIAF.

Auteur

Charlotte ANTOINE-PERRON

Charlotte ANTOINE-PERRON

Rédactrice en chef

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