Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
Publié le
02 Déc. 2012

La sécurité en ligne de mire

La sécurité en ligne de mire

Paru dans :

Dans la rubrique
Actus des industriels
Nombre de vues
3102

De même que l’on se méfie, en voiture, de la surprise surgie de l’angle mort, le monde professionnel est confronté à la « ligne de mire ». Plus encore dans le secteur industriel, le danger se tapit dans les actes quotidiens. Une question d’attention sur laquelle Vale Nouvelle-Calédonie insiste auprès de ses employés. 

Depuis le début du mois de septembre, Vale NC a lancé une campagne de sensibilisation à la notion de ligne de mire, une idée qui concerne l’ensemble des employés et sous-traitants, qu’ils aient un emploi administratif ou technique. « Le concept n’est pas récent, explique Jonathan Faucher, le directeur hygiène, santé, sécurité, qualité et risques au sein de la société industrielle. Les industries l’utilisent depuis longtemps pour identifier les zones à risque lorsque l’on se met soi-même dans des situations ou des positions dangereuses ». Concrètement, mettre sa main dans la trajectoire de la lame lorsque l’on utilise un cutter, venir se placer sous la charge lors du fonctionnement d’un engin de levage, voire poser une main sur l’encadrement d’une porte laissée ouverte en plein courant d’air… tout cela équivaut à se placer dans la zone d’impact potentiel en cas d’incident, donc dans la ligne de mire.
Entre mai 2011 et mai 2012, 93 blessures aux mains ont été recensées et, plus largement, plus de 40 % des accidents enregistrés étaient liés à ce concept de ligne de mire. D’où la volonté de lancer une vaste campagne de sensibilisation à destination des salariés et des sous-traitants, soit plus de quatre mille personnes. « Nous avons choisi de mettre l’accent sur les mains parce qu’elles sont souvent concernées lors d’accidents et qu’elles sont l’une des parties du corps les plus exposées ».

Changer les comportements

S’il semble raisonnable de positionner sa main hors de la trajectoire d’un objet coupant ou loin de possibles projections de produits chimiques, nombreuses sont les raisons qui peuvent interférer avec le bon sens. « On se précipite pour accomplir une tâche, on est fatigué, contrarié, ou l’on se laisse porter par la routine, observe Jonathan Faucher. La ligne de mire est un concept très simple que l’on peut mettre en œuvre en prenant le temps d’observer la situation quelques secondes avant d’agir ». Juste le temps d’analyser les risques afin de prévenir les accidents et, s’ils surviennent, d’en limiter les conséquences. La campagne a été organisée en deux temps. D’abord trois semaines de workshop afin de favoriser les échanges entre les superviseurs et leurs équipes sur ce sujet de la ligne de mire, sur les pratiques à observer pour préserver ses mains et, au-delà, pour éviter les blessures en cas d’incident imprévisible. Observations et propositions ont ensuite été recueillies et transmises à la direction hygiène et sécurité pour une éventuelle mise en œuvre.
Pour compléter ces discussions, une campagne d’affichage et de distribution de dépliants décline les cinq risques les plus courants contre lesquels préserver ses mains : les chocs, les coupures, l’écrasement, les projections chimiques et la libération d’énergie. Et si les mains ont servi de première approche pour sensibiliser à la ligne de mire, la campagne devrait non seulement se poursuivre, mais également se décliner pour d’autres parties du corps elles aussi exposées.

Anne-Claire Lévêque

Formations sécurité : des passages incontournables

Avant d’envisager d’entrer sur le site industriel du grand Sud, les employés et contractants doivent nécessairement passer par la case formation, une étape qui peut durer plusieurs semaines pour un nouveau collaborateur de Vale NC appelé à travailler au sein du complexe. Sur l’ensemble des formations qu’il recevra, plus de 30 % seront consacrés à l’hygiène et à la sécurité ! En 2011, quelque 65 000 heures de formation HS ont été dispensées, employés et sous-traitants confondus. Les visiteurs eux-mêmes passent immanquablement par les inductions afin de connaître les équipements de protection et les procédures d’urgence.

Paru dans :

Dans la rubrique
Actus des industriels
Nombre de vues
3102

 Pour suivre l'actualité, abonnez-vous à notre lettre d'information.

MADE IN

Journal économique de Nouvelle-Calédonie

Bureaux

Immeuble Oceanic
1er étage
3, rue Henri Simonin
Ducos

Courrier

MADE IN
BP 27035
Nouméa Cedex
Nouvelle-Calédonie

Contacts

Tél. : (687) 281 291
 Rédaction
 Publicité

FINC Le magazine Made In est une publication de la Fédération des Industries de Nouvelle-Caledonie -  Voir le site
 Copyright @ FINC - 2007-2018 | Conception et réalisation :  PAO Production