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Publié le
10 Déc. 2013

Holcim change d’actionnaire majoritaire… et de nom

Holcim change  d’actionnaire majoritaire… et de nom

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Face au souhait de développement de Tokuyama Corp, Holcim a saisi l’opportunité de céder la totalité de ses parts détenues dans la société calédonienne au groupe japonais, producteur notamment de matériaux de construction.

Les premiers contacts remontent aux années 1995. « À cette époque, raconte Patrick Vandresse, directeur général de Holcim Nouvelle-Calédonie, le groupe japonais Tokuyama développe un partenariat d’assistance technique avec Holcim. L’idée est de les aider à améliorer l’exploitation des AFR, des combustibles alternatifs dans les fours de cimenterie, dans un souci d’économies de combustibles fossiles. Or, dans ce domaine, Holcim a acquis un vrai savoir-faire au niveau mondial. »
Peu à peu, les liens se resserrent. Comme Tokuyama dispose d’une capacité excédentaire de un million de tonnes de clinker (matière première principale du ciment) malgré les besoins en reconstruction que connaît le Japon, un projet commun est mis en place. Il s’agit d’abord de placer une partie de ces excédents de clinker en Australie auprès des usines d’Holcim, et dans la foulée d’alimenter le centre de broyage de Nouvelle-Calédonie qui consomme
100 000 tonnes de clinker par an, et ainsi, d’en sécuriser l’approvisionnement. « Et, allant plus loin, pourquoi ne pas envisager le rachat de cette petite unité par Tokuyama ? » À l’époque des premières discussions, Holcim n’est pas particulièrement vendeur de son usine calédonienne. « Cependant, Holcim Nouvelle-Calédonie est éloignée, isolée géographiquement du centre des activités d’Holcim dans l’océan Indien, et de surcroît n’occupe pas une position stratégique, reprend Patrick Vandresse. De fait, le groupe voit dans l’intérêt porté par Tokuyama, l’opportunité de céder l’entreprise calédonienne, tout en assurant la pérennité du centre de broyage de Nouméa. »

Pas de changement autre que le nom et le logo

Deux ans de discussions sont nécessaires. Le protocole de rachat est signé mi-juin et est entériné le 28 juin par une assemblée générale. Holcim cède la totalité de ses parts et Holcim Nouvelle-Calédonie SA devient SA Tokuymama Nouvelle-Calédonie. Pour l’heure, Patrick Vandresse reste à la tête de l’entreprise, en attendant que le directeur général délégué japonais Naoki Muratake, nommé au mois de juin, ne le remplace. Sans doute d’ici quelques mois. Concrètement, en dehors du nouveau nom et du nouveau logo, le changement d’actionnaire majoritaire ne remet pas en cause les modes de fonctionnement de l’entité calédonienne. « Rien ne change tant pour les salariés qui conservent les mêmes dispositions du droit du travail, les mêmes avantages acquis, que pour les clients, insiste Patrick Vandresse qui ajoute en souriant, nous avons même peut-être une plus grande latitude d’action qu’auparavant. » Le système de management intégrant la sécurité, la qualité et l’environnement reste une priorité pour l’actionnaire qui va conserver les certifications NF/CE/ISO 9001 & ISO 14001. « L’objectif de Tokuyama est de maintenir la garantie de fourniture de ciment de qualité pour l’ensemble des acteurs de la construction sur l’île. »

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