Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
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Publié le
01 Oct. 2015

Les exportations vers la Chine au cœur des revendications

À l’appel de la CGPME-NC, les entrepreneurs calédoniens se sont retrouvés devant les grilles du Haut-Commissariat pour faire part de leurs difficultés après les 24 jours de grève.  Une délégation conduite par la présidente de la CGPME-NC, Chérifa Linossier, avec ses présidents de syndicats affiliés, et ses vice-présidents de branche a rencontré Vincent Bouvier et obtenu l’assurance de réunir au plus vite le Comité de suivi du financement de l’économie et de la médiation du crédit (lire ci-dessus). La délégation a également abordé la possibilité que le fonds nickel puisse servir aux entreprises calédoniennes en lien avec la mine.
À l’appel de la CGPME-NC, les entrepreneurs calédoniens se sont retrouvés devant les grilles du Haut-Commissariat pour faire part de leurs difficultés après les 24 jours de grève. Une délégation conduite par la présidente de la CGPME-NC, Chérifa Linossier, avec ses présidents de syndicats affiliés, et ses vice-présidents de branche a rencontré Vincent Bouvier et obtenu l’assurance de réunir au plus vite le Comité de suivi du financement de l’économie et de la médiation du crédit (lire ci-dessus). La délégation a également abordé la possibilité que le fonds nickel puisse servir aux entreprises calédoniennes en lien avec la mine.

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Après 24 jours d'un mouvement qui a bloqué l'agglomération nouméenne, un protocole d'accord a été signé le 28 août au Haut-Commissariat entre le SEM, le syndicat Contrakmine et le gouvernement pour mettre un terme à cette crise. Un protocole qui laisse en suspens les exportations de minerais pauvres vers l'Empire du Milieu.

Le 30 juillet, l'avis du Comité du commerce extérieur minier a mis le feu aux poudres. Ce comité -composé des présidents de province, du président du gouvernement et de trois exportateurs miniers a émis par quatre voix contre trois un avis défavorable à l'ouverture d'exportations vers la Chine de minerai à basse teneur. Deux stratégies nickel s'opposent dans ce dossier éminemment politique, en lien avec l'avenir du pays : celle des rouleurs, des petits mineurs, de la SLN et du parti Les Républicains, qui souhaitent diversifier leurs exportations de minerai pour compenser la baisse des exportations vers l'Australie et le durcissement des conditions imposées par leur client Queensland Nickel ; et celle soutenue par la SMSP, le Palika, l'UC et Calédonie Ensemble, qui s'appuie sur le Schéma minier qui ne prévoit pas l'ouverture de nouveaux marchés, préférant valoriser la ressource dans des outils offshore.

Pressions et apaisement

Le 4 août, les rouleurs descendent sur la capitale et s'installent face au gouvernement. Le 11 août, la réunion du GTPS, le Groupe de travail des présidents et des signataires, est convoquée. Aucune position partagée sur les demandes d'exportation de latérites en Chine n'est adoptée.

Des négociations avec Philippe Germain, président du gouvernement, débutent, interrompues par la découverte d'un impact de balle sur l'une des fenêtres de son bureau. Le mouvement se cristallise avec la mise en place de barrages bloquant Nouméa et l'agglomération. Les négociations reprennent au Haussariat le 20 août, mais n'aboutissent pas. Les rouleurs maintiennent la pression en accentuant les blocages. Un drame de la route survient le 24 août, sur le barrage de Ko We Kara. Le lendemain, les barrages sont levés. Daniel Goa, président de l'UC, accepte alors d'être médiateur dans ce conflit, à la demande de Contrakmine. Le 28 août, les acteurs du dossier - le président du gouvernement, les représentants du Syndicat des Exportateurs du Minerai et de Contrakmine et l'État - se retrouvent une nouvelle fois autour de la table au Haussariat. Un protocole d'accord est signé, qui met fin à cette crise, sur la base de celui qui avait été négocié le 20 août dernier.

Désormais, c'est au GTPS de se pencher à nouveau sur le devenir de ces minerais à basse teneur. Lors de la réunion du 7 septembre au Haussariat, sans surprise, ses membres n'ont pas trouvé de consensus sur ce sujet épineux. A l'heure où nous bouclons, le Congrès vient d'être sollicité par le Gouvernement, pour ouvrir une session extraordinaire le 28 septembre pour examiner la question des exportations de minerai vers la Chine. Affaire à suivre...

Que dit le protocole d'accord ?

  • Aucun article ne mentionne les exportations de minerai vers la Chine.
  • Les opérateurs miniers et leurs sous-traitants seront associés aux travaux préparatoires à l'élaboration d'une stratégie nickel.
  • Le gouvernement s'engage à appuyer la démarche des mineurs en vue d'obtenir que les contrats d'exportation vers l'Australie soient uniformisés afin de permettre à l'ensemble des sociétés minières de disposer d'un prix plancher. Et à consulter le Comité du commerce extérieur minier sur les demandes des petits mineurs d'exporter plus vers le Japon et la Corée.
  • Il est évoqué également la reconduction de la défiscalisation.
  • Les mineurs et les rouleurs confirment qu'ils sont favorables à la mise en place d'une redevance nickel.

Accompagner les entreprises

À la demande de la CGPME-NC, le Haut-commissaire a réuni le Comité de suivi du financement de l'économie et de la médiation du crédit le 11 septembre dernier. L'objectif était d'obtenir de la part des établissements bancaires, de la Cafat, de la Direction des services fiscaux et de la Direction des finances publiques, des aménagements pour les entreprises ayant des difficultés de trésorerie liées aux blocages des rouleurs. La CGPME-NC et ses syndicats affiliés attendaient des engagements concrets. Lors de la réunion, il a été convenu de créer une cellule de concertation. Pilotée par le directeur des finances publiques (DEFiP) en Nouvelle-Calédonie, Pascal Coevoet, elle intégrera les services de la DSF, la Cafat et les établissements bancaires. Elle aura pour objet d'étudier les demandes d'accompagnement des entreprises impactées par le conflit. Cette cellule, qui doit être souple et réactive, se réunira une fois par semaine pour étudier les dossiers. Pascal Coevoet s'est par ailleurs engagé à rencontrer tous les entrepreneurs qui en feront la demande. De leur côté, les banques se sont engagées à étudier toutes les demandes de remise de frais bancaires liées au conflit. Vincent Bouvier a indiqué qu'il réunirait de nouveau le Comité fin octobre, début novembre, pour faire un point de situation.

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