Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
Publié le
05 Avr. 2017

Des mains imprimées en 3D pour dédramatiser le handicap

Afin de financer les bobines de fils plastiques (le matériau de base de l’impression en 3 D) et l’achat d’une nouvelle imprimante permettant de fabriquer de plus grosses pièces (avant-bras), l’association, via la voix de son président, a fait appel au crowdfunding : welpus.org
Afin de financer les bobines de fils plastiques (le matériau de base de l’impression en 3 D) et l’achat d’une nouvelle imprimante permettant de fabriquer de plus grosses pièces (avant-bras), l’association, via la voix de son président, a fait appel au crowdfunding : welpus.org

Paru dans :

Dans la rubrique
Actus des industriels
Nombre de vues
78

L’association E-nable NC South Pacific propose un ensemble de prothèses adaptées à chaque handicap, confectionnées sur mesure et personnalisables à chaque destinataire grâce à une imprimante 3D. Elle est désormais éligible au mécénat.

E-nable NC South Pacific, membre de l’association mondiale E-nable, est récente,  mais elle fait déjà des émules : le 3 décembre dernier, lors de la Journée mondiale du handicap relayée au centre Tjibaou, un 3e enfant calédonien a été appareillé d’une main de super héros. À la clé pour lui, la possibilité de disposer d’une plus grande autonomie en retrouvant de la préhension. Mais pas seulement. « Il va pouvoir reprendre confiance en lui car le regard des autres, dont celui de ses petits camarades, va rapidement changer », souligne Jean-Christophe Turcon, président de l’association qui a obtenu le soutien de la Cafat. Grâce à une imprimante 3D, les bénévoles de l’association créent gratuitement des mains articulées, entre la prothèse et le jouet, pour des enfants atteints d’agénésie (absence de formation d’un organe) ou suite à un accident domestique.

15 heures de fabrication

La main de l’enfant fait tout d’abord l’objet d’une batterie de mesures. Ensuite, les différentes pièces à produire ayant des spécificités techniques sont importées dans un logiciel de conception 3D pour les retravailler. « Le dessin 3D est enregistré sous un format “STL” qui est importé dans un logiciel de pilotage, explique Christophe Turcon. L’ordinateur est relié à l’imprimante 3D par un câble USB. Après le choix de la couleur de fil (PLA), de réglages de la tête d’impression et de la température de chauffe, nous pouvons lancer l’impression. » Celle-ci s’effectue pièce par pièce, assemblées ensuite manuellement. L’enfant est libre de choisir les couleurs de sa prothèse et/ou son personnage de BD préféré. Et pourra changer au bout d’un an à 18 mois lorsque le moment sera venu de renouveler la prothèse.

N. V.

MÉCÉNAT

Suite au changement de la loi du pays, l'association E-nable NC South Pacific est reconnue « d'utilité générale » et ouvre droit au mécénat (déductibilité pour les entreprises à hauteur de 60 % de leur don). « L'association souhaite se rapprocher des adhérents de la FINC et un dossier mécénat est en cours de préparation pour porter l'image de l'industrie en Nouvelle-Calédonie et au-delà vers le Vanuatu, précise son président. Nous souhaitons fédérer un maximum d'entreprises afin de rayonner aux quatre coins du Pacifique sud car il y a des enfants qui ont besoin d'appareillage dans cette zone de la planète. »

Paru dans :

Dans la rubrique
Actus des industriels
Nombre de vues
78

 Pour suivre l'actualité, abonnez-vous à notre lettre d'information.

MADE IN

Journal économique de Nouvelle-Calédonie

Bureaux

Immeuble Oceanic
1er étage
3, rue Henri Simonin
Ducos

Courrier

MADE IN
BP 27035
Nouméa Cedex
Nouvelle-Calédonie

Contacts

Tél. : (687) 281 291
 Rédaction
 Publicité

FINC Le magazine Made In est une publication de la Fédération des Industries de Nouvelle-Caledonie -  Voir le site
 Copyright @ FINC - 2007-2018 | Conception et réalisation :  PAO Production