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Publié le
07 Déc. 2010

Une nouvelle usine pour les pâtes Madonna

La nouvelle presse a permis à l’entreprise d’augmenter le débit de production, passant ainsi de 150 à 350 kg/h.
La nouvelle presse a permis à l’entreprise d’augmenter le débit de production, passant ainsi de 150 à 350 kg/h.

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Changer l’outil de production était une nécessité. La société Madonna a franchi le pas et l’usine a été totalement transformée.

Créée dans les années 70 par Monsieur Madonna, la société Madonna a été rachetée en 2002 par le groupe Saint-Vincent. Mais l’outil de production, âgé de plus de 20 ans, était vieillissant, et décision a été prise l’an dernier de le changer. « Les travaux ont commencé en juillet 2010, et la société a été entièrement réorganisée autour de la nouvelle presse et des nouvelles cabines de séchage, explique Jean-Louis Chotan, directeur de l’établissement. Avec cet investissement d’un montant de 90 millions de francs, c’est la qualité de nos pâtes Madonna et des Rivoire et Carret, fabriquées sous licence, qui a été tirée vers le haut. » Tout l’agencement des locaux a donc été revu, avec un système de « marche en avant ».

Des pâtes longues et courtes

La semoule, ingrédient principal des pâtes, arrive tout droit d’Australie et de métropole. Elle est mélangée à de l’eau, puis introduite dans la presse pour y être compressée à travers un moule. « Ce mélange demande un certain savoir-faire. S’il est trop sec, il ne peut passer dans la presse et s’il est trop mouillé, la qualité de la pâte s’en ressent. Le malaxeur est placé sous vide pour éviter le développement de germes. » C’est le moule qui donne à la pâte sa forme. L’avantage du matériel acheté par Madonna est de pouvoir fabriquer des pâtes courtes et des pâtes longues, de type spaghetti. « Une machine deux en un , sourit Jean-Louis Chotan. En plus, son système de compression est bien plus efficace que l’ancien. Cela assure aux pâtes une grande qualité gustative autant que visuelle. » Un technicien est resté deux mois sur place pour assurer le lancement du nouveau process, et le personnel a suivi une formation d’une quinzaine de jours.

Le séchage : à manier avec précaution

Une fois pressées, les pâtes passent dans un préséchoir. Le but est de les empêcher de se déformer lors de la manipulation jusqu’aux cabines de séchage. Celles-ci, au nombre de quatre, sont pilotées automatiquement.  « Le système de séchage était également obsolète et il a fallu le changer. Aujourd’hui, tout est géré par ordinateur : l’humidité, l’eau, la température, la durée... » Le séchage est la partie la plus délicate de la fabrication des pâtes. « Il ne faut pas uniquement sécher les pâtes. Il faut aussi enlever l’humidité, précise le chef d’entreprise. Si on ne les sèche pas assez, elles moisissent, et si on les sèche trop, elles sont à moitié cuites et cassent très facilement. » Le séchage dure environ 9 heures pour les pâtes courtes et 13 heures pour les pâtes longues, soit deux fois plus vite qu’auparavant. Elles sont enfin emballées avant d’être stockées. Il ne reste alors aux consommateurs qu’à déguster.

Charlotte Antoine

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