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Publié le
01 Mai. 2014

Enercal mise sur l’eau

Après le barrage de Yaté, construit dans les années 50 (en photo), un autre projet d’envergure est actuellement à l’étude : le barrage de la Ouinné, sur la Côte Oubliée.
Après le barrage de Yaté, construit dans les années 50 (en photo), un autre projet d’envergure est actuellement à l’étude : le barrage de la Ouinné, sur la Côte Oubliée.

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Une nouvelle entité, la SAS Enercal-Énergies nouvelles, vient de voir le jour pour encourager la production d’énergie renouvelable, incluant l’important projet du barrage de la Ouinné. Parallèlement, le gouvernement vient d’assouplir la loi sur l’hydroélectricité en facilitant l’implantation des petites centrales.

L’hydroélectricité a de belles années devant elle. Enercal en est convaincue. À l’issue de son conseil d’administration du 25 février, au complexe de Château Royal, l’opérateur a annoncé la naissance de la petite dernière : la SAS Enercal-Énergies nouvelles. Cette société sera chargée d’étudier et de mettre en œuvre les nouveaux projets liés à la production d’énergie renouvelable, avec une priorité pour l’hydraulique. « Je me réjouis de donner un coup de pouce à l’hydroélectricité, car c’est le passé et le futur d’Enercal », a déclaré Jean-Michel Deveza, son directeur général.
Ce passé remonte à 1956, avec la construction du barrage de Yaté. D’autres équipements sont venus s’ajouter au fil des ans, comme le barrage de la Néaoua en 1982, puis celui de la Thu en 1990. Mais depuis ce dernier ouvrage, les projets hydrauliques ont été « mis en stand-by », rappelle Jean-Michel Deveza. Un constat d’autant plus regrettable que l’énergie hydraulique est « la meilleure », selon l’opérateur. « On sait quand il va y avoir de l’eau. C’est une énergie prévisible. »

Une loi plus souple

La donne devrait bientôt changer. Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, qui est actionnaire à 54 % d’Enercal, vient d’adopter une délibération visant à assouplir la loi sur l’hydroélectricité. Jusqu’alors, les projets de plus de 500 kilowatts (kW) avaient l’obligation de passer par un système de concession. Grâce à cette nouvelle délibération, la limite a été repoussée à 4 mégawatts (MW), avec une autorisation courant sur une durée de 40 ans. De quoi favoriser la construction de petits et moyens barrages. « L’hydroélectricité nécessite des investissements lourds au départ, mais c’est une électricité qui ne revient pas cher ensuite », a précisé Sonia Backès, membre du gouvernement en charge de l’énergie. Quatre-vingts nouveaux projets pourraient apporter « autant que le barrage de Yaté », assure le directeur général d’Enercal.
Pour le pays, l’objectif est bien évidemment de faire baisser sa dépendance énergétique. « On est à environ 20 % d’énergies renouvelables. L’idée est de passer à 30 voire 40 % , espère l’opérateur, qui ne s’interdit pas d’aller voir toutes les énergies nouvelles », comme le stockage de l’énergie.

Le barrage de la Ouinné refait surface

En sommeil depuis de longues années, le barrage de la Ouinné, sur la Côte Oubliée, figure aujourd’hui en tête des projets en matière d’hydroélectricité. D’une puissance de 44 MW, cet ouvrage, estimé à 25 milliards de francs, pourrait fournir 120 à 130 gigawatts-heure (GWh) à l’année, contre 300 GWh pour le barrage de Yaté. Parmi les sources de financement envisagées : Enercal (qui détiendrait la maîtrise de l’exploitation du site), l’Agence française de développement, la Banque européenne d’investissement, des investisseurs locaux et, plus surprenant, un actionnariat populaire.
Le calendrier n’a pas encore été fixé. Le projet doit d’abord faire l’objet d’études plus poussées prenant en compte les aspects techniques, économiques, environnementaux et coutumiers. Ce sera justement l’une des missions de la nouvelle SAS de mener à bien ces études.

Coralie Cochin

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Rédaction Made In

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L'équipe de rédaction Made In est composée d'intervenants ponctuels mais aussi de journalistes présents depuis plusieurs années. Ces derniers ont d'ailleurs leur propres signatures sur les articles qu'ils rédigent.

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