Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
Publié le
18 Déc. 2015

Un espace de stockage sur huit étages !

La zone de préparation des commandes s'étend sur 4 500 m2.
La zone de préparation des commandes s'étend sur 4 500 m2.

Paru dans :

Dans la rubrique
Actus des industriels
Nombre de vues
203
Entreprise(s) citée(s)

La plateforme logistique de la société STOL, société sœur de Le Froid, dispose d'un espace de stockage de 9 500 m2 à la Zipad de Païta, qui fonctionne selon un processus automatisé. Occupée à 45 % par les produits finis fabriqués par l’industriel, cette plateforme a néanmoins vocation à accueillir d'autres sociétés.

«Initialement, ce projet résulte d'un manque de place pour stocker nos produits finis sur le site de l'usine Le Froid à Montravel, indique le directeur, Matthieu Caillard. En effet, nous étions contraints jusqu'à présent de louer quatre docks supplémentaires à Ducos, aux Portes-de-Fer ainsi qu'à Normandie et, de fait, réduits à multiplier les aller-retour pour les livraisons. C'était une perte de temps et un manque à gagner. » Autre constat, Le Froid possède de belles marques et une protection de marché importante. Pour diversifier le risque de l'investissement, « la décision a été prise de créer la société STOL (Stockage, transport et optimisation logistique) qui, via son activité de plateforme logistique, peut s'ouvrir à des clients extérieurs ».

Réduire l'empreinte au sol

Entrée en activité à la mi-octobre, cette plateforme a pour vocation d’offrir un stockage de courte durée, facturé à la palette et à la journée. Elle est aujourd'hui occupée à 45 % par la société Le Froid qui y stocke ses produits finis. Le rangement, imaginé et conçu en hauteur, répond à des enjeux économiques et présente deux avantages majeurs : un plus faible impact du foncier et un traitement de volumes nettement plus important. Pour ce faire, tout le processus a été automatisé, « ce qui va nous permettre de baisser les prix de revient, et surtout, d'obtenir des cadences plus rapides », ajoute Matthieu Caillard. Les palettes sont désormais stockées sur huit étages, au lieu de deux ou trois auparavant, avec des allées très étroites. « Cette automatisation du process s'est accompagnée d'une révolution dans notre manière de travailler. Il n'y a plus de manipulation avec les élévateurs. Aujourd'hui, ce sont des grues qui rangent et stockent les marchandises. » Autre différence notable, les palettes sont stockées sur des racks (étagères) et non plus empilées les unes sur les autres, ce qui évite à celles situées dessous de supporter le poids des autres.

Et le port des charges lourdes

Une vingtaine de salariés ont été transférés sur le site et formés à ces nouveaux outils ; même si « le cœur de leur métier reste identique, seuls les procédés diffèrent, » relève le directeur. Finis donc les bons de préparation des commandes en version papier ainsi que la gestion du stock. Tout est désormais informatisé. Finie également l'utilisation des élévateurs, qui ont laissé la place à des transpalettes électriques. Celles-ci ont l'avantage d'offrir plus de visibilité dans les manœuvres et de réduire le bris de marchandises. Des quais niveleurs ont également été aménagés de manière à pouvoir décharger les camions sans avoir recours aux élévateurs. Autre atout de cette automatisation, la manutention, qui est aujourd'hui supportée par un robot et réduit considérablement le port des charges lourdes dans la préparation des commandes.

Le plan de palettisation revu

Destinée à être mutualisée et, par conséquent, à s'ouvrir à d'autres clients, la réalisation de cette plateforme s'est néanmoins accompagnée d'une contrainte : revoir tout le plan de palettisation selon des standards européens, « ce qui a tout révolutionné, puisque nous avons dû renouveler notre stock de palettes et nous adapter à ce changement à l'usine. Mais c'était la condition pour nous ouvrir sur l'extérieur », note Matthieu Caillard. Coût de l'opération, hors foncier : 3,5 milliards.

La parcelle, qui s'étend sur une quinzaine d’hectares, proche d'une source d'eau, rend par ailleurs envisageable la possibilité d’y implanter l’usine de Montravel et de regrouper l'activité sur un seul et même site. « C'est ce qui a été imaginé, à la genèse du projet, mais ce n'est, pour l'heure, plus d'actualité », confie Matthieu Caillard.

Auteur

Nathalie VERMOREL

Nathalie VERMOREL

Journaliste de terrain, elle aime rencontrer les gens, être au cœur de l’actualité.

Paru dans :

Dans la rubrique
Actus des industriels
Nombre de vues
203
Entreprise(s) citée(s)

 Pour suivre l'actualité, abonnez-vous à notre lettre d'information.

MADE IN

Journal économique de Nouvelle-Calédonie

Bureaux

Immeuble Oceanic
1er étage
3, rue Henri Simonin
Ducos

Courrier

MADE IN
BP 27035
Nouméa Cedex
Nouvelle-Calédonie

Contacts

Tél. : (687) 281 291
 Rédaction
 Publicité

FINC Le magazine Made In est une publication de la Fédération des Industries de Nouvelle-Caledonie -  Voir le site
 Copyright @ FINC - 2007-2018 | Conception et réalisation :  PAO Production