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Publié le
11 Oct. 2016

Actus mines

Guillaume Kurek, directeur de l’amélioration opérationnelle
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Plan SLN 2018 : relancer la compétitivité

Pour traverser la crise du nickel, la SLN a validé deux emprunts qui s’élèvent à 62,7 milliards de francs. Des financements qui lui permettent de mettre en œuvre son plan de performance SLN 2018. Objectif : parvenir à un cash cost de 4,5 dollars US par livre de nickel produite à la fin 2017.

La crise du nickel n'a pas épargné la SLN. En 2015, l'industriel a affiché une perte de 31 milliards de francs. Un contexte critique avec un cours du nickel historiquement bas et un stock disponible au LME considérable. Sans compter la présence sur le marché d'acteurs « low cost », tels que la Chine, Madagascar, Birmanie, PNG, Brésil. Bien que le ferronickel SLN®25 breveté par la SLN soit très demandé, le métallurgiste doit donc faire face à cette concurrence, conjuguée à un coût de production trop élevé donc loin d'être compétitif. Afin de se donner une bouffée d'oxygène, la SLN a validé en juillet dernier deux prêts : un prêt de l'État de 23,9 milliards de francs d'une durée de huit ans à un taux d'intérêt de 4 % et un prêt de sa maison mère Eramet de 38,8 milliards de francs. Ces aides financières vont lui permettre de déployer le plan SLN 2018, un plan de performance validé par ses actionnaires, pour passer la crise et au-delà relancer sa compétitivité. Objectif : atteindre une baisse du coût de production de la livre de nickel de 6 dollars aujourd'hui à 4,5 dollars fin 2017 et qui permettrait de réaliser une économie de 20 milliards de francs par an. 

Axes

Ce plan se décline en plusieurs grands axes. Tout d'abord un axe innovation et investissements. « Pour permettre des économies significatives, nous avons optimisé sur l'usine la calcination et le séchage du minerai avec du charbon broyé à la place du fuel, explique Guillaume Kurek, directeur de l’amélioration opérationnelle, en charge du plan SLN 2018. Nous avons également investi dans des broyeurs pour permettre une conduite plus stable des fours rotatifs de calcination. » Sur la mine, il s'agira d'optimiser le plan minier pour répondre en permanence aux besoins de l'usine et éviter ainsi toute perte de production. 

Autre disposition prise par l'industriel : celle de l'excellence opérationnelle qui consiste à moderniser le management des performances, simplifier les processus et développer l’autonomie managériale. Concrètement, des points quotidiens sur les performances, menés au plus près du terrain, vont permettre d'analyser et de corriger systématiquement les écarts dans un souci de progrès. « La SLN s'engage en parallèle dans la transformation numérique, indique Guillaume Kurek. Cette démarche a déjà amélioré nos processus de contrôle des installations et vise aussi une dématérialisation associée à une simplification en profondeur de nos processus administratifs. »

L'industriel entend par ailleurs développer de nouveaux business et conquérir de nouveaux marchés, en particulier en Australie. Objectif : valoriser les 1,7 million de tonnes de scories produites chaque année. « Nous sommes actuellement dans la phase de qualification de notre scorie qui pourra ensuite servir de sable dans le béton », précise Guillaume Kurek.

300

Quand on parle de plan dans un contexte délicat, une interrogation se pose quant à d'éventuels licenciements. D'après l'industriel, la baisse des effectifs est estimée à 300 pour parvenir à un effectif de 1 850 salariés, sans licenciements et en privilégiant les départs naturels. « Ce plan va avoir des conséquences au niveau de l'emploi mais nous n'avons pas listé secteur par secteur les éventuelles baisses d'effectifs, souligne Guillaume Kurek. C'est actuellement une estimation. Je tiens à rappeler, poursuit-il, que le moteur du plan de performance, ce sont les actions que nous déployons et qui impliquent surtout un changement profond de culture dans l'entreprise. » 


KNS - 140 postes en moins

KNS a défini trois axes d'amélioration de la performance : une diminution des coûts, une optimisation du volet hygiène et sécurité, enfin une production de 2 000 tonnes de nickel sur quatre semaines.

Dans cet objectif de réduction des coûts et dans un contexte de crise du nickel, Koniambo Nickel entend diminuer ses effectifs. Dans cette seconde phase de redimensionnement, 140 postes sont visés. Un chiffre confirmé par Laurent Fogliani, responsable de la communication de KNS. Parmi ces 140 postes, 90 contrats à durée déterminée de chantier et d'expatriation ne seront pas renouvelés, et une cinquantaine de salariés locaux seront licenciés. Un plan de licenciement qui concerne des postes supports et non opérationnels et qui s'étalera sur deux mois, soit jusqu'en novembre. Une annonce qui intervient dans le cadre de la préparation du budget 2017 à l'attention des deux actionnaires de Koniambo Nickel : SMSP et Glencore. Glencore qui doit se prononcer fin novembre sur le fait de continuer ou de se retirer de l'usine du Nord. 


Vale NC - Projet Lucy

La capacité de stockage des résidus humides (issus de l’usine après traitement) de l’actuel parc de la Kwé (KO2) sera atteinte en 2021. Afin d’augmenter la durée de vie du parc, Vale NC a imaginé une nouvelle technologie permettant le stockage de résidus, non plus humides, mais secs, sur KO2, et la construction d’une verse sur le bassin actuel qui répondent aux problématiques environnementales, de sécurité et d’investissements. 

Le projet Lucy consiste à assécher les résidus neutralisés du procédé qui arrivent sous forme de boues de l’usine grâce à des filtres presse qui séparent le liquide du solide. Technique innovante, c’est une première dans le nickel, sur le territoire et pour Vale. Une usine pilote a été opérée pendant 9 mois in situ pour réaliser des études physicochimiques du produit final. L’usine de démonstration appelée DWP1 est en cours de construction. Elle sera capable de traiter 10% des résidus en attendant que l’usine finale soit construite et capable d’opérer en 2018.  Pendant la période de construction de l’unité qui s’étalera sur deux ans, environ 300 personnes seront mobilisées. Aujourd’hui, le projet mobilise une équipe projet d’une centaine de personnes (Vale NC, entreprises d’ingénierie, bureaux d’étude….) pour travailler sur la technologie. A terme, lorsque l’unité d’assèchement sera opérationnelle, une centaine de salariés devraient être employés. 

Le coût total du projet Lucy est évalué aux alentours de 400 à 500 millions de dollars US. Il a été présenté lors du CICS (Comité d’information, de concertation et de surveillance) sur les impacts environnementaux du site industriel de Vale Nouvelle-Calédonie, qui s’est tenu le 27 septembre à la Province Sud. 

Autre point abordé lors de la séance : la demande d’autorisation d’exploitation minière, de Vale NC sur vingt-cinq ans, soit à l’horizon 2036. Demande qui a été autorisée par l’arrêté signé le 30 septembre par Philippe Michel, président de la province Sud.

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