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Publié le
02 Mai. 2018

Actus Mines

SLN - Transportées d'un seul tenant depuis Shanghai par voie maritime, les grues ont été débarquées par un système de rails. Une opération qui a duré une heure.
SLN - Transportées d'un seul tenant depuis Shanghai par voie maritime, les grues ont été débarquées par un système de rails. Une opération qui a duré une heure.

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La SLN s'équipe de deux nouvelles grues

Changement d'équipements sur le quai de déchargement du minerai à l'usine Doniambo. Deux nouvelles grues ont remplacé les trois portiques Caillard, en service depuis 40 ans. Un nouvel investissement pour la SLN de 2,4 milliards CFP. 

C’est une opération d’envergure qui s’est déroulée avec succès au cours de la semaine du 19 mars. L’installation sur le quai de déchargement du minerai de l’usine de la SLN de deux géantes. Deux grues d’une hauteur impressionnante de 66 mètres et pesant chacune 1 100 tonnes, fabriquées par ZPMC, une entreprise chinoise leader mondial des portiques de déchargement. Pour autant, la SLN, en tant que maître d’ouvrage, s’est beaucoup impliquée depuis 2016 dans toutes les phases de la conceptualisation de ses nouveaux équipements, avec le support logistique du Sourcing Center Eramet basé à Shanghai. Une mission d’ingénierie de l’industriel s’est rendue régulièrement en Chine ces deux dernières années pour suivre de près le chantier. 

Sur-mesure

« Les deux grues, de type «Kangourou» ou «Flèche-fléchette», ont été réalisées spécialement pour la SLN, précise Olivier Solans, chef du département ingénierie à la SLN. Répondant aux normes européennes, elles ont été conçues sur-mesure pour satisfaire nos besoins fonctionnels et s’adapter à la configuration particulière du quai de déchargement de l’usine. » Coût global de ce nouvel équipement : 2,4 milliards CFP. Les deux grues seront opérationnelles mi-avril. Un plan de formation a été engagé afin de familiariser sur deux mois une cinquantaine de grutiers à ce nouveau matériel. Ce nouvel équipement constitue un nouveau challenge de la SLN dans son environnement économique. Quant aux trois portiques Caillard, en service depuis 40 ans, ils seront démantelés. 

SLN - Encore du chemin à parcourir   

Si la SLN reste le premier producteur de ferronickel au monde avec 57 700 tonnes produites en 2017, sa situation reste toujours délicate dans un marché très concurrentiel. Quant aux exportations, elles ont progressé, atteignant 928 000 tonnes humides. « Nos résultats sont réjouissants, appuie Dominique Katrawa, président du conseil d’administration, mais nous n’avons pas sorti la tête de l’eau. » Si la SLN a relevé le défi en baissant son cash cost à 4,76 USD la livre fin 2017, ses pertes ont atteint 15 milliards CFP sur l’année. Afin de rester compétitif face aux producteurs de nickel low cost, « l’objectif pour 2018 est de 4,5 USD la livre, de 4 USD à l’horizon 2020 », a rappelé son nouveau directeur général, Bernard Laflamme, un Québécois spécialisé dans les sociétés en difficulté. « La SLN a encore du chemin à parcourir pour réduire ses coûts », souligne-t-il. Une politique de rigueur va être menée dans le cadre du plan de performance de la SLN. Elle va concerner le secteur de l’énergie qui impacte fortement le coût de production. Des discussions avec Enercal vont être engagées en particulier sur le prix du kilowattheure de l’énergie fournie par le barrage de Yaté, en attendant le remplacement de la centrale thermique au fuel en 2023 par une centrale à gaz. Est visée également la masse salariale. La SLN va poursuivre son plan de réduction des effectifs pour parvenir sans licenciement à 1 700 salariés en 2020. En parallèle, l’industriel entend augmenter le temps de travail sur mines, passant de 35h à 40h par semaine, et à l’usine de 34 h à 42h afin d’augmenter sa capacité de production, tout en revoyant ses organisations et son modèle managérial afin de gagner en flexibilité.

KNS - Montée en puissance

Selon le rapport d’activité de Glencore, la compagnie anglo-suisse actionnaire à 49 % de l’usine du Nord, KNS a produit 17 500 tonnes en 2017 de métal contre 13 600 en 2016, soit une hausse de 29 %. Le second, à l’arrêt depuis deux ans pour un problème de conception, a été reconstruit sur l’année 2017 pour un montant de 58 millions de dollars US. Objectif de l’usine du Nord : atteindre la pleine capacité, soit 55 000 tonnes de nickel métal en 2020. Autre challenge : parvenir à un cash cost de 4 dollars US par livre. 

Vale NC doit poursuivre ses efforts

Un sursis pour l’usine du Sud. Le PDG de Vale, Fabio Schvartsman a précisé dans le Metal Bulletin que « la décision sur l’avenir de Vale NC ne sera prise qu’à la fin 2018 ». Les résultats comptables 2017, diffusés par Vale, montrent que sa filiale en Nouvelle-Calédonie a livré 40 300 tonnes de nickel en 2017, soit 6 000 tonnes de plus qu’en 2016, et 2 700 tonnes de cobalt. Des résultats encourageants. Toutefois, Vale NC est toujours à la recherche d’un nouveau partenaire dans le capital de sa filiale calédonienne. Une épée de Damoclès sur l’usine du Sud qui a par ailleurs reçu l’aval de la province Sud en novembre dernier, qui lui accorde par un arrêté ICPE d’exploiter le projet « Lucy ». Un projet innovant de 50 milliards de francs qui permet de stocker les résidus secs. 

SMSP - Direction la Chine

Le 22 mars, la SMSP a signé un partenariat avec Yangzhou Yichuan Nickel Industry Co. Une association qui va lui permettre, selon le même modèle qu’avec Posco en Corée du Sud, de détenir une participation majoritaire à hauteur de 51 %, dans une usine pyrométallurgique à Yangzhou. Ces 51 % seront payés par les dividendes futurs de l’usine. En contrepartie, la SMSP s’engage à fournir 600 000 tonnes de minerai par an d’une teneur comprise entre 1,4 % et 1,8 %. Un partenariat sino-calédonien qui va valoriser le minerai faible du territoire.

Auteur

Frédérique DE JODE

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