Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
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20 Juil. 2011

Actus de la mine

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Les conclusions du 4e CSI 

Le 4e Comité stratégique industriel s’est finalement tenu à Paris début juillet, en lever de rideau du comité des signataires. Si certaines réponses manquent encore, les principales concernant la ressource, l’analyse des process et les déterminants de la valeur ajoutée ont été dévoilés à cette occasion. Ainsi, on peut dire que l’industrie du nickel a encore de beaux jours devant elle sur le sol calédonien. Une terre dont l’évaluation de la ressource, réalisée à partir des données des industriels, démontre que la Nouvelle-Calédonie possède encore suffisamment de minerai de haute teneur - au-delà des 2 % de nickel - pour assurer au moins 40 ans d’exploitation. Et les perspectives dépassent le siècle concernant le minerai de faible teneur. Ce 4e CSI aura permis de sceller une autre certitude : en dépit des exonérations fiscales accordées aux métallurgistes, les retombées économiques de l’activité nickel sont considérables. Elles sont estimées à 20 % des cours du LME pour ce qui est de l’activité d’extraction brute, et grimpent jusqu’à 40 % dans le cas de la SLN dont l’usine est amortie. Pour les projets récents ou en construction, il faut compter entre 21 % et 25 % de la valeur ajoutée qui profite au territoire. De bonnes nouvelles, qui n’empêchent pas la réflexion sur la création d’un fonds nickel pour les générations futures de se poursuivre, ni celle sur la gestion durable des gisements. Ou comment inciter les mineurs à ne pas exploiter uniquement les gisements les plus rentables… Anne Duthilleul devrait rendre ses conclusions en fin d’année. En attendant, une nouvelle réunion du CSI devrait s’intéresser, au mois de septembre, aux synergies possibles entre mineurs, afin justement d’optimiser la ressource et la valeur ajoutée locale, avec comme exemple précurseur l’accord passé entre Vale Nouvelle-Calédonie et la SLN pour l’achat de NHC, le produit intermédiaire qui sort actuellement de l’usine du Sud.


SLN

Haro sur le soufre

En mai, la station Scal-Air de Logicoop a enregistré un dépassement du seuil d'information défini à 300 microgrammes/m3 d'air pendant ¾ d'heure. Pour éviter de nouveaux pics de pollution, la ville de Nouméa et le gouvernement ont demandé à la SLN de se pencher sur la réduction de leurs rejets de dioxyde de soufre (SO2). « La SLN, précise Gilles Poilvé, directeur qualité, hygiène, sécurité et environnement de la SLN, fonctionne en permanence entre juillet et décembre, soit la période des vents instables, en fioul « bas soufre ». En fonction des enregistrements des stations Scal-Air de Logicoop et de Montravel et des conditions météorologiques, nous basculons également de manière anticipée en fioul « très bas soufre » sur la centrale électrique. » Des mesures qui ont permis de diminuer les dépassements de seuil. « Sur le seuil d’information, six dépassements ont été constatés en 2010, trois depuis le début de cette année. Sur le seuil d'alerte (500 microgrammes/m3), six dépassements ont été enregistrés en 2009 et aucun en 2010 et 2011. » L'industriel entend poursuivre ses efforts. L'objectif est de mettre en place un dispositif sur Logicoop et la presqu'île de Ducos, à l'instar de celui mis en œuvre dans les quartiers du Centre-Ville et de la Vallée du Tir, très exposés aux rejets de SO2. « Il s'agit de travailler sur un dispositif de surveillance des conditions météorologiques et d'étudier la fourchette d'angle et de vitesse du vent qui nous permettra de passer automatiquement en fioul très bas soufre. Nous sommes en phase de modélisation. Le dispositif sera proposé au mois d'août. » 


Vale 

Les colonnes remises en état

Après des tests, des incidents, des reports, des réparations, Vale Nouvelle-Calédonie semble cette fois-ci plus proche que jamais d’une entrée en production complète. Pour cela, l’industriel se concentre sur ses colonnes, éléments de la raffinerie qui nécessitaient des réparations lourdes. 
L’an dernier, le 21 avril 2010, une colonne d’extraction SX s’était effondrée suite à un problème interne à la structure, alors que les équipes effectuaient des tests. L’origine a été identifiée comme étant un défaut de conception. Partie intégrante de la raffinerie, les colonnes – au nombre de vingt-et-une et pouvant atteindre 40 mètres de haut – sont peu à peu remises en état depuis plusieurs mois, sur le site même de l’usine du Sud, au sein d’un atelier érigé spécifiquement pour ces travaux hors normes. 
L’objectif, aujourd’hui presque atteint, consiste en la réfection, dans un premier temps, de sept colonnes, appelées par Vale NC les « Magnificent 7 », configuration minimale pour une ligne d’extraction complète et donc l’obtention du produit fini, l’oxyde de nickel. 
Aujourd’hui, les éléments internes des colonnes qui devaient être renforcés sont en cours d’assemblage, et les sept tours – dont la fonction est de séparer le nickel et le cobalt d’autres métaux contenus dans le produit issu du minerai initial – devraient être opérationnelles dès septembre. Alors pourra débuter l’IRO, Integrated Refinery Operation, ou opération intégrée de la raffinerie. Elle permettra avant tout de vérifier l’intégrité des deux parties de la raffinerie (colonnes et fours à lit fluidisé), mais aussi de connaître la capacité de production d’une ligne complète, une donnée encore floue pour l’industriel. Les quatorze autres colonnes seront réparées et réinstallées dans le courant du premier semestre 2012.

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Rédaction Made In

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L'équipe de rédaction Made In est composée d'intervenants ponctuels mais aussi de journalistes présents depuis plusieurs années. Ces derniers ont d'ailleurs leur propres signatures sur les articles qu'ils rédigent.

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