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18 Déc. 2015

La Polynésie française, un exemple à ne pas suivre

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Lors des rencontres qui ont marqué la nouvelle édition du Salon Planète PME, Christophe Plee, président de la CGPME-Polynésie française, a fait un point sur la situation actuelle de l’Archipel, enlisé depuis 2008 dans une grave crise économique.

Lors des rencontres qui ont marqué la nouvelle édition du Salon Planète PME, Christophe Plee, président de la CGPME-Polynésie française, a fait un point sur la situation actuelle de l’Archipel, enlisé depuis 2008 dans une grave crise économique.

Le Salon Planète PME, organisé le 15 octobre dernier en présence des délégations des CGPME nationale et de Polynésie française, a permis aux entrepreneurs calédoniens d'être informés et d'aborder leurs difficultés dans un contexte économique actuellement tendu. Ces rencontres ont également été une occasion de valoriser l’action de la CGPME-NC au sein du réseau CGPME, et de mettre l’accent sur les sujets communs et les problématiques déjà rencontrées par les TPE et les PME en Métropole et en Polynésie française. Justement, partant du constat que la Calédonie et la Polynésie française offrent de grandes similitudes en ce qui concerne le nombre d'habitants, la monnaie et le nombre de salariés, mais qu'elles disposent chacune de leurs propres spécificités au regard du Code du travail et du système de protection sociale, Christophe Plee, président de la CGPME-Polynésie française, a brossé un portrait de la situation actuelle de l’Archipel, embourbé depuis 2008 dans une crise économique sans précédent. Il a notamment profité de cette rencontre pour mettre les Calédoniens en garde.

1 270 entreprises en moins

« En 2002, la Polynésie comptait 70 000 salariés, contre 59 000 en 2015. Cela signifie que non seulement nous n'avons pas créé d'emplois, mais que nous en avons perdu, sachant qu'environ 3-000 jeunes sortent chaque année des écoles, pour se retrouver sur le marché du travail, et qu'on dénombre de nombreux départs à la retraite chaque année. Autre chiffre tout aussi évocateur : en 2011, on recensait 6 579 entreprises ayant au moins un salarié, contre 5 308 en mai 2015. On a donc perdu 1 270 entreprises. Cela donne une idée des dégâts de la crise en Polynésie. Ce manque de création d'entreprises assorties de salariés s'explique par la politique qu'a menée notre gouvernement, en faisant la promotion de l'entreprise individuelle et des patentés qui, certes, se protègent en matière de maladie, mais pas pour la retraite. Or, ceux qui payent pour les comptes sociaux sont bien les entreprises et les salariés. »

L'entreprise, le ciment social d'une société

À l'heure actuelle, la Polynésie doit faire face à trois problématiques : la Caisse de retraite est annoncée en cessation pour 2016 en ce qui concerne les tranches A et B, ce qui aura pour conséquence, si aucune mesure n'est prise, la suspension des pensions dès 2016/2017, assortie d'un départ à la retraite repoussé et d'une hausse des cotisations. À cela vient se greffer une augmentation des prestations maladie — la Polynésie compte de plus en plus de longues maladies, avec une explosion du diabète et de l'obésité — et des allocations familiales, qui plombent entreprises et salariés. « Autant dire que nous avons du pain sur la planche pour trouver et proposer des solutions afin de déboucher sur des réformes qui refixent les règles pour les TPE/PME », a relevé Christophe Plee.
Ce dernier a également évoqué la réflexion actuellement en cours sur le Caillou concernant la mise en place d'une TVA, faisant référence à l'expérience polynésienne. « Nous aussi, nous avons remplacé certains taux d'entrée par la TVA, avec des taux différents selon les secteurs — énergie, services, produits de détail —, ce qui a eu pour conséquence d'augmenter le coût de la vie ! »
Citant l'exemple de la Métropole, où la situation économique n'est pas brillante, François Asselin, le président de la CGPME Nationale a quant à lui argué que la Calédonie n'avait pas « de quoi faire un complexe d'infériorité, encore moins à rougir de la qualité de ses entreprises qui ont une opportunité de se développer sur l'extérieur et, de fait, tendre vers l'exportation ». Pour sa part, Chérifa Linossier, présidente de la CGPME-NC, a rappelé que « la Confédération œuvrait depuis plus d’un an et demi pour la protection des entreprises locales afin d’éviter de couler comme la Polynésie. »

Nathalie Vermorel

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