Depuis 2003, le magazine de l'information économique calédonienne
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Publié le
11 Aoû. 2012

Peter Wolff, acharné du travail bien fait

La passion est une bonne chose, mais elle ne suffit pas ! Mon intérêt portait aussi sur la partie technique
La passion est une bonne chose, mais elle ne suffit pas ! Mon intérêt portait aussi sur la partie technique

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D’un loisir, il a fait une activité économique. D’une petite structure, il a fait une société industrielle. À 45 ans, Peter Wolff est un entrepreneur infatigable. À la tête de STIM (Service technique industrie marine) qu’il a créé en 2001, le patron s’évertue à renforcer constamment son offre de service. 

Le monde du travail, Peter Wolff le pratique depuis qu’il a 15 ans. D’abord en apprentissage en tant que couvreur-zingueur puis, une fois ses diplômes en poche, dans différentes sociétés allemandes, sa nationalité d’origine. Le jeune adulte qu’il est alors prend, durant six années, le chemin de la Légion étrangère ; une période sur laquelle, comme tous ceux qui ont rejoint ces rangs, il reste très discret. À son retour à la vie civile, il travaille quelques années en Métropole, avant de poser le pied en Nouvelle-Calédonie en 1994. « J’ai d’abord passé deux ans à Lifou en effectuant des travaux dans le bâtiment, raconte-t-il. J’ai poursuivi cette activité trois ans de plus en m’installant à Nouméa, mais je manquais de perspectives ». Peter Wolff se met alors en quête d’une autre activité. 

Passionné de plongée sous-marine, il pense à faire de ce loisir une activité professionnelle complète, sans pour autant mettre sur pied un centre de plongée. « La passion est une bonne chose, mais elle ne suffit pas ! Mon intérêt portait aussi sur la partie technique ». Identifiant des lacunes en matière de maintenance, son créneau était tout trouvé !

Y croire

Pour faire ses premiers pas, la jeune société STIM – dont Peter Wolff est l’unique acteur pendant les trois premières années – se concentre donc sur la maintenance du matériel de plongée. Jusqu’à ce que les pompiers lui demandent un jour de vérifier l’état de leurs compresseurs. « Ils étaient de la marque Dräger qui n’avait pas de représentant sur le territoire. J’ai pris contact avec eux, je suis allé me former en Australie et je suis devenu représentant de la marque, en commençant par les appareils respiratoires ». Un positionnement de niche bien trouvé ! Les besoins existent, la demande croît et STIM se dote alors d’un premier salarié en 2004. 

En dépit d’une stratégie qui prouve aujourd’hui son efficacité, les débuts furent complexes. Le temps de se faire connaître, de convaincre et d’acquérir les compétences qu’appelaient les nouvelles demandes de clients (lire en colonne). Mais parce qu’il croyait en son projet, le chef d’entreprise n’a pas lâché prise, gardant dans son viseur les perspectives de développement, dynamisées par l’expansion du secteur minier et de leurs normes draconiennes en matière de maintenance et de sécurité. 

Le savoir-faire : un état d’esprit

Convaincu que dans le savoir-faire résidait la clé de la réussite, Peter Wolff a appliqué ce précepte à son activité dès son entrée sur le marché économique calédonien. « La qualité du service est l’argument premier que nous faisons valoir ici. Des techniciens sont formés pour la maintenance des produits que nous proposons ». Car, aux yeux de ce patron, le service après-vente fait partie intégrante de sa mission et traduit une obligation morale vis-à-vis de la clientèle. Sa philosophie : investir pour ensuite être en mesure d’assurer le service ! « Chaque année, nous investissons 10 à 15 millions F CFP pour maintenir le service à niveau : formation, machines, véhicules… » Un fil rouge qui, s’il a mis du temps à s’enraciner, porte ses fruits puisque STIM compte aujourd’hui sept personnes, dont Peter Wolff. Une équipe appelée à s’étoffer encore à l’avenir. 

STIM : deux domaines d’activité

La société STIM a développé son activité dans deux branches distinctes : l’une de loisir, l’autre industrielle. La première se concentre sur la vente, la location et la maintenance de matériel de plongée sous-marine avec bouteille. Le remplissage des bouteilles avec les gaz respirables produits sur place dans deux unités fait partie de cette activité. Dans le domaine industriel, STIM s’occupe de maintenance des appareils respiratoires, mais s’est également spécialisé dans la protection respiratoire, la détection de gaz, les vêtements de protection chimique, les éthylomètres, les tests de drogue ou encore le matériel de lutte contre les incendies.

Anne-Claire Lévêque

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Rédaction Made In

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L'équipe de rédaction Made In est composée d'intervenants ponctuels mais aussi de journalistes présents depuis plusieurs années. Ces derniers ont d'ailleurs leur propres signatures sur les articles qu'ils rédigent.

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