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Publié le
07 Déc. 2010

Andi Soehali, porté par l’industrie

Pour Andi Soehali, « l’industrie est porteuse de belles carrières. »
Pour Andi Soehali, « l’industrie est porteuse de belles carrières. »

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Il a quitté l’école à 15 ans, mais cela ne l’a pas empêché de faire un parcours sans faute. Andi Soehali est rentré chez Startex en 1969 en qualité d’ouvrier. Il en est aujourd’hui le directeur adjoint. Rencontre.

Sa passion, c’était la mécanique… et de la mécanique à la batterie, il n’y a qu’un pas qu’il a franchi en 1969. C’est à 15 ans qu’Andi Soehali, son certificat d’études pas tout à fait en poche, quitte l’école pour entrer dans la vie active. Tout à tour pompiste, laveur de voitures, peintre en bâtiment, il entre en juillet 1969 à la Société d’exploitation de l’entreprise Thuillier (SEET), plus connue aujourd’hui sous le nom de Startex. André Thuillier, qui a fondé son entreprise quatre ans auparavant, cherche en effet une petite main pour le seconder à la fabrication de batteries. « Les horaires – 5 h 15 à 12 h 15 – m’ont plu, car ils me permettaient d’être libre les après-midi. Je me suis donc présenté », explique Andi Soehali. Embauché en qualité d’ouvrier, il classe les batteries, gratte les éléments, balaye…
C’est auprès d’André Thuillier qu’Andi va apprendre le métier et ses ficelles. « Il ne faisait confiance à personne d’autre que lui, se souvient le gamin d’alors. Mais comme j’étais déjà d’un naturel très curieux, je posais beaucoup de questions, le regardais travailler, et apprenais… » Peu à peu, le jeune homme et le chef d’entreprise se rapprochent… « D’autant plus que nous étions maniaques tous les deux, reconnaît Andi, qui n’a d’ailleurs jamais perdu l’habitude de marquer de son nom tous ses outils et affaires. Pour ne pas les perdre ! »

Un CAP Comptabilité en 1983

1980. Andi Soehali, toujours curieux, a envie de retourner sur les bancs de l’école, quinze ans après les avoir quittés. Il obtient de son employeur le financement pour des cours de comptabilité à la CCI. Il n’était pas mauvais en maths - « je suis peut-être sorti avant-dernier de la classe, mais avec un premier prix de calcul ! » - et le domaine l’intéresse. Mais c’est quand même avec une certaine dose de courage qu’il s’inscrit à une formation pour adultes au LEP commercial, pour obtenir un diplôme national. Trois ans plus tard, il est titulaire d’un CAP, a atteint le niveau BEP comptabilité et profite de ses moments libres pour faire des stages et parfaire ses connaissances. Parallèlement, et parce que les fins de mois sont difficiles, Andi endosse l’habit de représentant. « Je faisais du porte-à-porte pour vendre des livres, raconte-t-il. Cette expérience m’a beaucoup appris sur les relations avec la clientèle. »
Expérience qui se révèlera d’ailleurs fort à propos lorsqu’André Thuillier décidera d’ouvrir le magasin de l’usine aux particuliers. En attendant, Andi fait son bonhomme de chemin et connaît à peu près tout du process de fabrication. Tant et si bien que le chef d’entreprise lui propose de prendre le poste de second et de lui confier, au début des années 90, la facturation, les déclarations en douane, etc.

Travailler pour réussir

Il y a cinq ans, Andi Soehali est nommé directeur adjoint de la SEET. Fonceur, maniaque, il est aussi très ambitieux. Son leitmotiv ? Travailler pour réussir. « Montrez ce que vous valez et vous serez payé en retour. »  Pour lui, « être en échec scolaire ne signifiera jamais que l’on ne peut pas réussir dans la vie. L’industrie est, pour cela, un formidable vecteur pour faire de belles carrières. »  À la disparition d’André Thuillier en 2008, Andi a repris les « rênes techniques » de la maison, pour seconder Sandrine Thuillier. C’est à lui que revient aujourd’hui la tâche de former le personnel à la fabrication des batteries. 41 ans après être entré chez Startex, Andi est toujours aussi passionné par son métier qu’à ses débuts, mais il pense néanmoins à s’arrêter un jour. « Dans deux ans, peut-être… »

Charlotte Antoine

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Rédaction Made In

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L'équipe de rédaction Made In est composée d'intervenants ponctuels mais aussi de journalistes présents depuis plusieurs années. Ces derniers ont d'ailleurs leur propres signatures sur les articles qu'ils rédigent.

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